La Rotonde
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Publié le lundi, 12 février 2018

Les artistes autoch­tones mis en vedette

Culture

Par : Stépha­nie Bacher – Jour­na­liste

Vendredi dernier, le Centre natio­nal des Arts a accueilli la Colla­bo­ra­tion Native North America (CNNA), un événe­ment qui a mis en vedette plusieurs artistes autoch­tones contri­bu­teurs au volume 1 de l’al­bum-compi­la­tion Native North America. Les artistes du CNNA ont été à plusieurs reprises chau­de­ment applaudi.e.s par les personnes présentes dans la salle, qui ont vu leur soirée comblée par des poèmes, de chan­sons et la diffu­sion de deux courts métrages.

C’est Rosanna Deer­child, qui anime l’émis­sion de radio Unre­ser­ved à CBC Radio, qui a été l’hôte de la soirée. Le Native North America Gathe­ring a commencé par la projec­tion d’un court métrage de l’ONF (Office natio­nal du film) racon­tant une partie de l’his­toire des peuples autoch­tones au Canada. Le temps de quelques minutes, les spec­ta­teurs ont vu défi­ler des images en noir et blanc avec quelques vidéos, avec un fond de musique, sur le mode de vie et les problèmes, dont les épidé­mies, auxquels les peuples autoch­tones du Canada ont dû faire face dans le passé.

Après la projec­tion du court métrage, les artistes se sont sont empa­rés de la scène. Duke Redbird a partagé plusieurs poèmes de sa collec­tion. L’un de ses poèmes racon­tait l’his­toire des écoles rési­den­tielles où des enfants autoch­tones ont été placés après avoir été arra­chés à leurs familles. Dans son poème, Redbird dit : « on a vécu dans la terreur, on est mort dans la peur de négli­gence, d’abus, et de suicides »; « Nos âmes, esprits, corps ne sont pas récla­més. Aucune croix ou marqueur ne porte notre nom ».

Eric Landry est par la suite monté sur scène avec sa guitare et a chanté plusieurs chan­sons de son réper­toire, dont une sur les conflits en Amérique du Nord. En entrée de jeu, il a dit que le chan­dail qu’il portait ce soir, il ne l’avait pas porté depuis long­temps, ce qui a fait pouf­fer de rire la salle. Par la suite, Leland Bell a partagé au public « être un bon procras­ti­na­teur », lui qui a récem­ment repris la chan­son après l’avoir mise de côté pendant 20 ans pour s’adon­ner à la pein­ture. Ses chan­sons ont été très appré­ciées par le public qui a chau­de­ment applaudi le chan­teur à la fin de sa pres­ta­tion.

Willie Thra­sher s’est produit sur scène avant qu’un second court métrage soit projeté. Celui-ci présen­tait la vie de l’au­teur-compo­si­teur autoch­tone Willie Dunn. La soirée s’est termi­née par un hommage de l’au­teure-compo­si­trice abénaquise Alanis Obom­sa­win qui était accom­pa­gnée de ses deux chan­teurs et musi­ciens, puis de musique par Willy Mitchell et Linda Sadd­le­back qui ont suscité l’en­goue­ment du public quand Mitchell l’a invité à chan­ter avec eux. La salle s’est alors mise à répé­ter en chœur les paroles de la chan­son. La salle était bien remplie pour l’évé­ne­ment et comp­tait des personnes de tous les âges.