La Rotonde
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Publié le lundi, 11 septembre 2017

Ce n’est que votre percep­tion !

Par Slim Essid

L’ac­ti­vité spor­tive a comme avan­tage bien plus que simple­ment se dégour­dir les jambes. Il y a plusieurs effets connexes qui sont vu de haut et parfois négli­gés, dont le lien exis­tant avec le système nerveux. 

Nos états psycho­lo­giques sont inti­me­ment reliés à notre état physio­lo­gique. On le sait tous, mais quelques fois nous avons tendance à l’ou­blier. Ce que l’on fait durant la jour­née, ce que l’on mange, la qualité de notre sommeil et nos habi­tudes influencent constam­ment ces deux sphères de notre être. Il est impor­tant de comprendre les bases du fonc­tion­ne­ment du corps. Une fois compris, on peut alors établir des pratiques permet­tant d’op­ti­mi­ser notre orga­nisme.

La première chose de base à connaitre est que l’on inter­agit constam­ment avec notre envi­ron­ne­ment. Pour que cette inter­ac­tion ait lieu, il est néces­saire de possé­der un inter­mé­diaire entre nous et l’ex­té­rieur. Celui-ci n’est rien d’autre que le système nerveux.

En effet, à travers les cinq sens, il nous trans­met les données prove­nant de notre milieu exté­rieur : l’ouïe (oreille), la vue (les yeux), le goût (la langue), l’odo­rat (le nez) et le toucher. Autre­ment dit, les sens sont bel et bien nos organes de percep­tion. Ce sont eux qui nous permettent d’in­ter­pré­ter ce qui se passe autour de nous.

Main­te­nant, les ques­tions à se poser seraient : que faire avec cet échan­tillon d’in­for­ma­tion ? Quel lien avec le sport ? La réponse est simple. Tout d’abord, l’ac­ti­vité physique est un puis­sant induc­teur de chan­ge­ment. C’est un stimu­lus que vous impo­sez à votre orga­nisme. Par un proces­sus natu­rel, vous le forcez à s’adap­ter au stimu­lus pres­crit.  En d’autres mots, avec le temps, il répond en deve­nant plus fort et plus résis­tant. La nature nous a fait comme ça, donc profi­tons-en !

L’une des consé­quences de ce cham­bou­le­ment physio­lo­gique est une majeure circu­la­tion du sang trans­por­tant davan­tage d’oxy­gène au cerveau et ainsi, amélio­rer son état.

Par exemple, en 2016, une recherche réali­sée à l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa a révélé que l’exer­cice physique pouvait répa­rer un cerveau endom­magé grâce à un proces­sus de régé­né­ra­tion neuro­lo­gique. Selon Dr David Picketts, profes­seur à l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa, « le sport déclenche une réac­tion du muscle, qui signale au cerveau d’ini­tier le phéno­mène de neuro­ge­nèse ».

De plus, d’autres recherches de l’Ins­ti­tut Beck­man de l’Uni­ver­sité de l’Il­li­nois ont démon­tré qu’une pratique régu­lière du sport abou­tis­sait à une flexi­bi­lité cogni­tive accrue. Cette dernière carac­té­ris­tique est défi­nie comme la capa­cité d’une personne à être poly­va­lent.e et à réflé­chir simul­ta­né­ment sur diffé­rents concepts, mais aussi à s’adap­ter aux situa­tions stres­santes. Toutes des quali­tés dont on a besoin dans nos vies quoti­diennes !

À l’image des cellules qui semblent être sépa­rées, mais qui en réalité forment un organe, un corps ; chèr.e.s étudiant.e.s, vos vies fami­liales, vies profes­sion­nelles et vies étudiantes sont inter­con­nec­tées et forment aussi un tout que l’on appelle la vie… Ne sépa­rez pas ces sphères, car l’une influence l’autre. Ceci est crucial à rete­nir, et je vous laisse le soin de la réflexion…

Aspects à rete­nir dans l’op­tique de culti­ver sa propre moti­va­tion :

Dites comme ça, ces facettes de votre vie peuvent vous paraître compliquées et denses. Toute­fois, elles le sont moins que vous ne le pensez. Afin de vous faci­li­ter la tâche, voici quelques astuces tirées de litté­ra­tures scien­ti­fiques qui pour­ront vous aider à comprendre votre corps.

  1. La physio­lo­gie influence le psycho­lo­gique et vice versa. Quand vous ne vous sentez pas bien menta­le­ment, sachez qu’il y a des solu­tions telles que le sport ou la bonne nutri­tion qui vous permet­tront, au long terme, de mieux gérer ces incon­forts.
  2. Nous avons tous diffé­rentes manières de réagir. Cela dépend de nos percep­tions des choses, qui sont le reflet de notre état nerveux. Amélio­rez l’état de votre système nerveux et vous amélio­re­rez votre bien-être !
  3. 60 minutes par semaine suffisent, ce qui équi­vaut à deux séances de 30 minutes. Ce n’est rien, comparé aux béné­fices obte­nus…