La Rotonde
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Publié le lundi, 5 février 2018

Clas­sique de La Capi­tale, basket-ball fémi­nin: Carle­ton, trop fort pour les Gee-Gees

Par Daniel Birru, Contri­bu­teur de La Rotonde

Les équipes fémi­nines de basket-ball d’Ot­tawa et de Carle­ton se sont affron­tées vendredi soir dernier au Centre Cana­dian Tire, à la Clas­sique de la Capi­tale. Le match a été porté par une belle atmo­sphère et de l’ex­ci­ta­tion des joueuses de la tenue de ce match, le tout dans une ambiance très amicale et plai­sante pour les deux forma­tions. Ce derby reste toujours disputé, et à force de s’af­fron­ter, les deux équipes doivent souvent chan­ger leur façon de jouer ce qui amène souvent à un duel tactique fort inté­res­sant…

Carle­ton n’a pas tardé à prendre les devants rapi­de­ment dans le match, marquant les quatre premiers paniers pour une avance de 9 points à 0 dans les trois premières minutes de la rencontre. Ceci a marqué le début d’une route portant vers une avance de 24–9 après 10 minutes. Les Gee-Gees ont cepen­dant donné le ton au début du deuxième enga­ge­ment, réus­sis­sant à réduire l’écart à 24–17, mais les Ravens ont tout de même réussi à retrai­ter au vestiaire avec une avance de 34–24. La réser­viste Cynthia Dupont, des Ravens, a mené toutes les joueuses du match avec ses neuf points, soit un de plus que la meneuse chez les Gee-Gees, la garde Amélie Hachey.

Les Ravens conti­nuent de marquer

Avec une avance de dix points, Carle­ton n’a pas cessé d’en rajou­ter, creu­sant l’écart mérité à 39–24 dans les quatre premières minutes de jeu. Les joueuses des Ravens ont ensuite pour­suivi sur leur lancée pour se procu­rer une avance de 43–32 à la conclu­sion du troi­sième quart. Elles ont égale­ment conservé une solide défen­sive aux dépens de leurs rivales, réus­sis­sant à bloquer plusieurs tirs et à garder une bonne posses­sion du ballon. Les joueuses des Gee-Gees ont tout de même vu plusieurs de leurs tirs rater la cible, ce qui a permis à leurs adver­saires de se regrou­per et d’at­taquer le filet d’Ot­tawa. Ce dernier scéna­rio s’est souvent répété et on a pu le voir à plusieurs reprises.

Si le jeu des Gee-Gees en fin de troi­sième a pu donner espoir aux joueuses et à la foule d’une poten­tielle remon­tée de l’équipe lors de la période finale, Carle­ton s’est assuré d’évi­ter de s’ef­fon­drer et de demeu­rer en contrôle, marquant rapi­de­ment en début du quatrième enga­ge­ment et s’of­frant plus tard une avance de 50–37. L’im­pres­sion géné­rale est qu’on avait réel­le­ment à faire aux premières du clas­se­ment. Elles ont dominé le jeu à partir de ce moment, malgré une légère pres­sion d’Ot­tawa en toute fin de match, et ont été en mesure de proté­ger leur avance jusqu’à la dernière seconde de la partie comme une grande équipe capable de créer et main­te­nir l’avan­tage. Poin­tage final : 57–41. Hachey, d’Ot­tawa, s’est offerte une perfor­mance de 16 points après quarante minutes, le plus de toutes les joueuses. Chez les Ravens, Dupont est demeu­rée domi­nante au sein de son équipe avec 12 points, à égalité avec l’at­taquante Cathe­rine Traer.

Encore au premier rang

La foule s’est démon­trée pour la plupart en faveur des victo­rieuses lors de ce match, ne ratant pas une oppor­tu­nité de célé­brer bruyam­ment chaque panier des Ravens. L’étu­diant Andrew Casey, origi­naire de King­ston, a révélé qu’il a gran­de­ment profité de la belle atmo­sphère du match. « C’est un très beau match à voir, que tu sois un étudiant de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa ou de Carle­ton. Je trouve cela très diver­tis­sant pour la foule ».

« Je ne m’at­ten­dais pas à voir [le Centre Cana­dian Tire] avec une aussi grande foule, lors d’un match univer­si­taire. Ça donne l’im­pres­sion d’un match de niveau natio­nal ! », a dit Casey.

En entre­vue avec La Rotonde, l’at­taquante Brigitte Lefebvre-Okankwu a expliqué la défaite des siennes par la fatigue et la nervo­sité face à des joueuses plus expé­ri­men­tées du côté de Carle­ton. « Notre défen­sive était plutôt bonne, mis à part le premier quart, mais il faudra savoir mieux travailler à l’of­fen­sive, créer plus de mouve­ments, pour éven­tuel­le­ment obte­nir plus d’op­por­tu­ni­tés en zone adverse ».

« Il nous faudra être plus fortes lorsqu’on se dirige au filet, lors du prochain match contre les Ravens », a laissé savoir Lefebvre-Okankwu.

À l’ins­tar de leurs homo­logues mascu­lins, les Ravens de Carle­ton n’ont toujours pas subi de défaite cette saison, après 19 rencontres. Avec quatre matchs à jouer cette saison, l’équipe trône au premier rang de sa divi­sion et conti­nue de monter en puis­sance avec des perfor­mances de qualité. La condi­tion physique de leur joueuse est tout bonne­ment excep­tion­nelle. Elles feront face à Nipis­sing le 9 février, tandis qu’Ot­tawa, troi­sième au clas­se­ment et présen­tant une fiche de 12 victoires et 7 revers, rendra prochai­ne­ment visite à l’Uni­ver­sité Lauren­tienne, le même soir.