La Rotonde
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Publié le lundi, 11 avril 2016

Critique d’al­bum 4/4 — Aube de Mehdi Cayenne

Aube de Mehdi Cayenne

Indie-rock poético-théâ­tral, Aube de Mehdi Cayenne polie et endisque la trans­pa­rence de la scène.

Un effort d’ac­ces­si­bi­lité traine le rockeur otta­vien dans un son plus indie et plus produit, mais sans trahir la disso­nance émotive post-rock qui a su séduire ses premiers admi­ra­teurs. Les paroles sont claires et pronon­cées, mises en relief par des mélo­dies parfois mini­ma­listes, parfois rock. Chro­niquant un deuil amou­reux, elles surprennent les initiés de la poésie de Mehdi Hamdad par leur côté candide et touchant. Après seule­ment deux ou trois écoutes, on se surprend à déjà les murmu­rer.

Plus mains­tream que son album précé­dent, Na na boo boo, Aube a su incor­po­rer l’in­fluence d’Alex Nevsky, de Louis-Jean Cormier et de Klô Pelgag, avec qui Mehdi Cayenne a partagé la scène lors des dernières années. Avec un album qui a tout pour percer, le temps de voir la forma­tion sur les petites scènes d’Ot­tawa tire-t-il à sa fin?