La Rotonde
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Publié le lundi, 13 février 2017

Dose de cacao

Arts et culture

Par Myriam Bour­deau-Potvin – Cheffe de pupitre Arts et culture

BEC SUCRÉ

Vous aimez le choco­lat? La Rotonde aussi.

L’œuvre d’art comes­tible

Cylie Arti­sans Choco­la­tier
204 Dalhou­sie

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Dans la vitrine de cette petite boutique raffi­née appa­rait un grand réser­voir de choco­lat chaud. Leslie Yang, copro­prié­taire, garan­tit qu’il est entiè­re­ment consti­tué de choco­lat et qu’il ne contient pas de lactose. La jeune dame présente déli­ca­te­ment le nectar de cacao dans une tasse tradi­tion­nelle de thé chinois, en rappel de son héri­tage.

Chaque choco­lat sur le présen­toir de la boutique est peint à la main. C’est la spécia­lité du chef, Cyril Nebout, égale­ment copro­prié­taire. « Ce n’est pas un maté­riel facile à travailler, il faut donc bien le comprendre, être tolé­rant et obser­ver les façons dont il réagit », explique Yang. « Sur le côté local, nous avons des clients qui aiment l’al­cool de qualité et nous ont fait décou­vrir récem­ment une distil­le­rie d’Ot­tawa, North of Seven, qui fait un excellent rhum. Nous l’uti­li­sons dans un de nos choco­lats », pour­suit-elle. Elle ajoute que Nebout s’amuse égale­ment à infu­ser quelques thés ainsi que plusieurs autres ingré­dients expé­ri­men­taux.

En plus de varier constam­ment les saveurs de ses produits, Nebout s’est vu attri­buer un choco­lat emblé­ma­tique malgré lui. Ses petits robots choco­la­tés sont deve­nus si popu­laires qu’il doit en avoir en inven­taire en tout temps.

Les réserves choco­la­tées

Herb and Spice
380 rue Bank

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Un clas­sique qui ne se démode pas : depuis 1970, la boutique offre des produits locaux, frais et éthiques. Pas surpre­nant qu’en plein mois de février La Rotonde constate que leur inven­taire de choco­lat est mise à jour pour les festi­vi­tés de l’amour.

Issu de la coopé­ra­tive de la région d’Ot­tawa-Gati­neau La Siem­bra, le choco­lat Camino peut se vanter d’avoir obtenu pas moins de sept prix entre 2002 et 2012. Chaque membre-employé de La Siem­bra a à cœur les prin­cipes de coopé­ra­tion, de commerce équi­table et de conscience envi­ron­ne­men­tale. Tous leurs produits sont d’ailleurs certi­fiés par Fair­trade Canada et par Quality Assu­rance Inter­na­tio­nal. Essayez leur choco­lat chaud ou leurs barres de choco­lat, à défaut de gouter leur café.

De leur côté, sur l’ile de Hull, les créa­tions Rochef sont nées de la passion de Roch Four­nier, qui s’en­toure de profes­sion­nels du métier autant que d’épi­cu­riens. La choco­la­te­rie offre des barres de choco­lat, des fondues, en passant par des truffes, des pralines et plusieurs choco­lats inter­na­tio­naux.

Le salon de dégus­ta­tion

A Thing for Choco­late
1262 Welling­ton Ouest

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Le secret du charme de cet endroit réside dans l’amour que porte Omar Fares à sa clien­tèle, ses produits et son métier. « J’aime beau­coup cuisi­ner, mais ce que je voulais c’est un petit maga­sin pour travailler seul et faire les choses que j’aime. J’ai décidé de faire du choco­lat, des crêpes et des cafés. Je ne m’en­nuie pas quand je travaille à prépa­rer ces choses-là. » Le petit salon de dégus­ta­tion s’ap­pa­rente énor­mé­ment à un salon, celui du proprié­taire, qui accueille chaque habi­tué du coin comme s’il était chez lui.

Passionné de choco­lat et débor­dant de créa­ti­vité, Fares est parfois victime de son succès : « Il y a plein d’idées, mais mon maga­sin est trop petit pour tout mettre en même temps! J’en fais six ou sept sortes qui sont toujours là, et les autres changent de temps en temps. » Son choco­lat au gingembre est un incon­tour­nable pour certains clients, selon ses dires. En plus de choco­lats, le menu propose une appé­tis­sante variété de crêpes sucrées ou salées. Elles sont toutes cuites de façon tradi­tion­nelle sur une crêpière, avec atten­tion et dévo­tion.

Le choco­lat tradi­tion­nel

Stubbe Choco­late
375 rue Dalhou­sie

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Depuis six géné­ra­tions cette entre­prise est gérée par la famille Stubbe, qui a établi sa première choco­la­te­rie en 1845 à Meppen en Alle­magne. Suite à son arri­vée au Canada, le chef Hein­rich Stubbe adapte la recette tradi­tion­nelle euro­péenne aux condi­tions cana­diennes. « Comme tous les chefs pâtis­siers qui veulent rester uniques, je crée mon propre monde choco­laté tout en m’ins­pi­rant des tradi­tions alle­mandes. »

Entrer dans la coquette boutique de Stubbe, c’est voya­ger dans un petit village alle­mand. Même si les tables recou­vertes d’une nappe carot­tée bleu et blanche sont placées devant la grande vitrine qui donne sur les allées et venues de la rue Dalhou­sie, on a envie de s’y arrê­ter pour un pique­nique choco­laté.

Sur les étagères se trouve une vaste variété de truffes et de choco­lats de toutes les formes. Ces temps-ci, les teintes qu’ils endossent sont plutôt conser­va­trices : « Chaque année, nous devons trou­ver de nouvelles façons de créer avec les roses, les cœurs et la couleur rouge », explique le choco­la­tier.  « Tout le monde a besoin d’amour… et de choco­lat! »