La Rotonde
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Publié le lundi, 25 novembre 2013

Étudiant.e.s franco-onta­rien.ne.s : rassem­blons-nous!

– Par Diego Elizondo –

Si l’his­toire de l’On­ta­rio français peut nous apprendre quelque chose, c’est que l’école (et à plus forte raison l’édu­ca­tion) a été l’ou­til prisé par des géné­ra­tions de Franco-Onta­riens pour lutter effi­ca­ce­ment contre les assauts assi­mi­la­teurs inces­sants de la majo­rité. Ce postu­lat était vrai il y a 100 ans, à l’époque du Règle­ment XVII et il l’est tout autant aujourd’­hui, en dépit des progrès consi­dé­rables dans la recon­nais­sance de l’édu­ca­tion dans notre langue qui ont été faits au XXe siècle.

Dans le cadre de ses États géné­raux sur le post­se­con­daire en Onta­rio français, le Regrou­pe­ment étudiant franco-onta­rien (RÉFO) vous invite cordia­le­ment à deux acti­vi­tés de grande enver­gure qui se tien­dront dans la région d’Ot­tawa. Bien que les deux événe­ments soient gratuits et qu’à ce jour les inscrip­tions ont large­ment battu tous les pronos­tics initiaux des orga­ni­sa­teurs, certains étudiant.e.s ne semblent pas être aussi enclins à comprendre la néces­sité d’y parti­ci­per. C’est à eux que je m’adresse ici.

D’abord, le RÉFO orga­nise un après-midi de confé­rences et de tables-rondes étudiantes qui porte un regard sur le passé afin de nous inspi­rer pour l’ave­nir, le vendredi 29 novembre au Carre­four fran­co­phone dans le Centre univer­si­taire. Cette année marque le 400e anni­ver­saire du passage de Samuel de Cham­plain dans la région. Souli­gner cet anni­ver­saire impor­tant s’ins­crit dans une volonté de mous­ser la soli­da­rité étudiante franco-onta­rienne. C’est aussi l’oc­ca­sion rêvée pour rencon­trer d’autres étudiant.e.s puisque ceux de La Cité collé­giale, de l’Uni­ver­sité Saint-Paul, du Collège Domi­ni­cain et du Campus d’Al­fred de l’Uni­ver­sité Guelph sont aussi invi­tés.

Ensuite, le RÉFO tien­dra sa sixième et ultime consul­ta­tion régio­nale à Ottawa le samedi 30 novembre prochain à La Cité collé­giale. Bien que la consul­ta­tion régio­nale du 30 novembre s’adresse à l’en­semble de la commu­nauté franco-onta­rienne de l’Est de l’On­ta­rio, il est évident qu’elle inter­pelle au premier chef les étudiant.e.s fran­co­phones de la région. Il s’agit d’une chance unique de parti­ci­per à une vaste consul­ta­tion sur l’édu­ca­tion post­se­con­daire dans notre langue, une première depuis bien belle lurette. Assis­ter à l’évé­ne­ment unique est impor­tant, puisque l’édu­ca­tion a un impact indu­bi­table sur la vita­lité de notre commu­nauté, les luttes scolaires au fil de notre histoire nous l’ont appris.

Les étudiant.e.s fran­co­phones ne sont pas sans savoir que l’édu­ca­tion post­se­con­daire dans leur langue reste vulné­rable et qu’elle est dans une situa­tion critique. Souvent (trop souvent) ai-je entendu des fran­co­phones se lamen­ter pour une multi­tude de facteurs de la piètre qualité de leur éduca­tion post­se­con­daire de langue française. Rien de rassu­rant lorsqu’on sait que la situa­tion s’est dété­rio­rée ces derniers temps par des revers et des reculs. Car malgré la forte présence d’ins­ti­tu­tions post­se­con­daires qui offrent des programmes en français dans la région, l’offre en français plafonne toujours dans l’Est de l’On­ta­rio à 36 % compa­ra­ti­ve­ment à ce dont les étudiants de la majo­rité peuvent jouir. En outre, l’éli­mi­na­tion en 2012 en cati­mini de la bourse du gouver­ne­ment de l’On­ta­rio pour étudier en français, malgré sa longé­vité s’éta­lant sur 30 ans, en est l’exemple le plus mani­feste et déso­lant.

Vous voulez que ça change? Le RÉFO mise sur votre sens de soli­da­rité et de devoir dans ces ques­tions cruciales qui trans­cendent les inté­rêts person­nels de chacun. Parti­ci­per aux acti­vi­tés s’avère non seule­ment souhai­table, mais néces­saire. Car c’est bien de la péren­nité de notre commu­nauté, en quelque sorte, dont il sera ques­tion les 29 et 30 novembre prochains.

Diego Elizondo,

Membre du Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du Regrou­pe­ment étudiant franco-onta­rien (RÉFO), repré­sen­tant des étudiants et étudiantes de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa.