La Rotonde
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Publié le lundi, 12 février 2018

Les étudiant.e.s se mobi­lisent pour le vote

Actua­li­tés

Par : Char­ley Dutil – Jour­na­liste

Après trois semaines de campagne, les candi­dat.e.s aux élec­tions géné­rales de la Fédé­ra­tion étudiante de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa (FÉUO) ont laissé place à l’ex­pres­sion élec­to­rale des étudiant.e.s du premier cycle de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa afin de déter­mi­ner les prochain.e.s membres de l’exé­cu­tif de la Fédé­ra­tion étudiante.

Un élec­to­rat déter­miné ?

L’une des parti­cu­la­ri­tés des élec­tions cette année fut la promo­tion des élec­tions par voie de concours, en plus des tradi­tion­nels cafés gratuits offerts par le Café Alt et le Pivik. La FÉUO a en effet annoncé qu’une bourse de 500$ serait remise au hasard à un.e étudiant.e ayant voté et qui avant de le faire, a promis d’al­ler aux urnes.

Selon un employé de la FÉUO affecté à un bureau de vote dans le Centre Univer­si­taire Jock Turcot, s’ex­pri­mant sous le couvert de l’ano­ny­mat, des files de trois à quatre personnes s’ac­cu­mu­laient à certains moments devant les urnes. Selon ce dernier, plus d’une centaine de personnes se seraient présen­tées pour voter à son seul bureau de vote le jeudi matin. Un engoue­ment et une parti­ci­pa­tion qui déno­te­raient avec les élec­tions précé­dentes.

Un vote impor­tant

La plupart des étudiant.e.s inter­rogé.e.s sur leur mobi­li­sa­tion et leur parti­ci­pa­tion élec­to­rale mettent en avant l’exer­cice du droit de vote et du devoir élec­to­ral comme prin­ci­pales moti­va­tions. Néan­moins, d’autres font état d’un enga­ge­ment mili­tant et d’une volonté de chan­ge­ment dans la gestion de la Fédé­ra­tion étudiante.

Addi­son Herman, un étudiant enrôlé en premier cycle en Sciences sociales, affirme que pour lui il était impor­tant de voter puisque « si les exécu­tifs sont pour accroître leurs salaires person­nels sur les dos des clubs et pensent que c’est accep­table, et bien il faut que ça change puisque c’est inac­cep­table ». Aly Abdel­rah­man, un étudiant de la Faculté de génie, explique pour sa part « qu’il veut voir un chan­ge­ment ». Il confie ainsi suppor­ter l’équipe Solu­tions et souligne être « épuisé d’en­tendre les même fausses promesses d’Uni.e.s chaque année ».

De la promo­tion un peu trop pous­sée

À la veille de l’ou­ver­ture du scru­tin, le parti Solu­tions s’est vu imposé une sanc­tion par la Direc­tion des élec­tions de la FÉUO lui inter­di­sant de faire campagne pour une période de 24h.  Un porte-parole de Solu­tions, Nolan Desjar­dins, explique que « le bureau des élec­tions de la FÉUO a décidé qu’un des appuis offi­ciels que nous avons reçus n’était pas en accor­dance avec les règles des élec­tions ».

« Comme résul­tat, nous avons été deman­dés de suppri­mer l’ap­pui offi­ciel de notre page [Face­book] et nous avons été donné une péna­lité d’où est-ce que ne nous avons pas eu le droit de faire campagne pour 24 heures », ajoute-t-il en préci­sant que le parti a respecté la péna­lité et repris sa campagne dès le mercredi matin.