La Rotonde
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Publié le lundi, 1 octobre 2012

Festi­val X : La photo sous un autre angle

– Par Véro­nique Hébert-Lussier –

 

Le Festi­val X, destiné à promou­voir l’art de la photo­gra­phie, ses artistes et ses médiums, avait lieu la semaine passée dans la région de la capi­tale, d’Or­léans à Gati­neau. En plus des expo­si­tions, il était possible d’as­sis­ter à de nombreuses acti­vi­tés, comme la soirée d’ou­ver­ture du festi­val, des confé­rences d’ar­tistes de renom, des tables rondes, des projec­tions, des ateliers, ainsi qu’une première pour la ville d’Ot­tawa : la Nuit Blanche.

Avec comme thème « La Vie est Belle », la Nuit Blanche d’Ot­tawa se défi­nit comme une mani­fes­ta­tion d’arts visuels. L’évé­ne­ment invi­tait, le temps d’une nuit, à déam­bu­ler dans le centre-ville et à assis­ter à des perfor­mances artis­tiques se tenant dans des espaces publics, des musées et des gale­ries d’art. Cet événe­ment, après avoir possédé quelques-unes des plus grandes villes du monde, notam­ment Paris, New York, Rome et Madrid, a envahi la capi­tale pour la première fois dans la nuit du 22 au 23 septembre.

Un « appé­tit » régio­nal pour la photo

 

Selon Jean Fortier, membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, le Festi­val X vient combler un besoin : « On peut voir qu’il y a un appé­tit pour la photo­gra­phie dans la région. L’in­té­rêt est présent et le festi­val lui permet de se déve­lop­per. »

Tel est aussi l’avis de Lorraine Gilbert, direc­trice du programme supé­rieur d’Arts visuels de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa et orga­ni­sa­trice de l’ex­po­si­tion de la Gale­rie 115 : « Le Festi­val X remplit une fonc­tion très impor­tante, qui est de nous rappe­ler l’im­por­tance de la photo­gra­phie dans notre ville et au Canada. Il est certain qu’on a du chemin à faire pour arri­ver à un festi­val aussi dense et complexe que ceux de Montréal et Toronto, mais il faut commen­cer quelque part et à notre mesure. »

M. Fortier encou­rage de plus les étudiants, amateurs et débu­tants, à visi­ter le festi­val. Les connais­seurs peuvent profi­ter des artistes présents afin d’y puiser conseils, commen­taires et contacts. Le festi­val permet aussi de décou­vrir des lieux inusi­tés de la ville, comme l’an­cienne église St-Brigid, trans­for­mée en centre pour les arts. Le centre est l’hôte d’une foule d’évé­ne­ments cultu­rels, en plus de mettre à la dispo­si­tion de la commu­nauté une gale­rie d’arts et une salle multi-usage permet­tant d’ac­cueillir 700 personnes.

Kevin Michaud, étudiant en commu­ni­ca­tion avec mineure en admi­nis­tra­tion, confirme les propos de M. Fortier : « J’ha­bite à Ottawa depuis quelques années, mais aller au festi­val m’a fait décou­vrir des endroits vrai­ment inté­res­sants de la ville. Je ne m’y connais pas beau­coup en photo­gra­phie mais ça ne m’a pas empê­ché d’ap­pré­cier le maté­riel que j’ai vu. C’était impres­sion­nant! »