La Rotonde
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Publié le lundi, 12 février 2018

La médi­ta­tion comme alliée

Par Slim Essid, chef du pupitre Sports

Lorsqu’on parle de sport et de bien-être, on parle avant tout d’un style de vie. C’est à dire qu’il ne suffit pas seule­ment d’al­ler faire du sport pour voir tous nos problèmes s’en­vo­ler. Oui, l’ef­fort physique aide énor­mé­ment, mais il y a aussi des choses que l’on peut faire en plus du sport qui peuvent en ampli­fier ses effets béné­fiques !

La rencontre de deux mondes

Loin du stéréo­type du moine assis en posi­tion du lotus, la médi­ta­tion est de plus en plus popu­laire dans les grandes insti­tu­tions, entre­prises et écoles, pour son incroyable effi­ca­cité. Que ce soit d’un point de vue mental ou physique, les deux sont béné­fi­ciés par la médi­ta­tion.

La médi­ta­tion est aussi le symbole de la mondia­li­sa­tion des cultures et du savoir. Cette pratique réali­sée depuis des millé­naires prend de plus en plus de place dans le monde occi­den­tal depuis quelques années. Cela a donc encou­ragé la science à lui prêter une oreille et à y donner de l’at­ten­tion.

Avan­tages miti­gées

Les recherches montrent qu’une pratique régu­lière de la médi­ta­tion aide­rait non seule­ment à gérer son stress, mais aussi à augmen­ter son niveau d’éner­gie, permet une meilleure prise de conscience de ses actes et émotions et donne un coup de pouce à nos capa­ci­tés cogni­tives, telles que la mémoire et la concen­tra­tion. Les experts sont toute­fois parta­gés sur la causa­lité directe entre la médi­ta­tion et les effets cités précé­dem­ment.

Ses effets s’ex­pliquent ainsi : à force d’ap­prendre à être dans le moment présent, le lobe fron­tal  s’amé­liore et devient plus actif. Le lobe fron­tal est la partie du cerveau respon­sable de notre expres­sion émotion­nelle, de la cogni­tion, du juge­ment, de notre capa­cité à résoudre les problèmes ou, pour faire court, de la régu­la­tion de notre compor­te­ment.

L’im­por­tance du moment présent

La forme la plus connue de médi­ta­tion est celle de la pleine conscience. Il s’agit d’une tech­nique des plus basique mais effi­cace. On s’as­soit quelque part, préfé­ra­ble­ment dans le silence, et on essaye de se concen­trer sur l’ins­pi­ra­tion et l’ex­pi­ra­tion. Dès que nous nous mettons à penser à autre chose, et qu’on s’en rend compte, on revient à la respi­ra­tion. Effec­ti­ve­ment, il suffit juste de s’ob­ser­ver pour voir que l’on passe la majo­rité de notre temps à rumi­ner sur le passé et à penser et à s’inquié­ter du futur.

Les béné­fices ne sont pas juste psycho­lo­giques, mais concerne aussi au niveau de notre santé physique!

La médi­ta­tion aurait des effets sur les niveaux de corti­sol, une hormone qui a une influence sur le stress. Il aide­rait égale­ment l’amé­lio­ra­tion du système immu­ni­taire.

Le sport et la médi­ta­tion, quand ils sont combi­nés, deviennent des outils de déve­lop­pe­ment person­nel très puis­sants et effi­caces.

Une combi­nai­son à essayer

Aujourd’­hui de nombreux athlètes ne cachent pas leur pratique de la médi­ta­tion, comme par exemple Novac Djoko­vic. Le cham­pion de tennis cite cette pratique comme l’un de ces secrets. Il dit se sentir « plus calme, plus concen­tré, d’avan­tage dans le match ».

Émilie Bouchard, la gardienne des Cana­diennes de Montréal, avait déclaré dans son entre­vue de début d’an­née, à La Rotonde : « Je me concentre sur ma respi­ra­tion pendant quelques minutes avant chaque match, et cela m’aide à être dans ma zone. Ça m’aide vrai­ment beau­coup ».

On voit bien donc que les athlètes peuvent en tirer un grand profit, que ce soit au niveau de la récu­pé­ra­tion, ou à celui de la gestion du stress, car la vie d’un athlète univer­si­taire en demande beau­coup entre le cham­pion­nat, les études et d’autres obli­ga­tions!

Si vous avez besoin d’un allié qui vous aide à faire les choses que vous voulez faire, et qui vous permet d’être plus forts face aux tenta­tions qui vous ralen­tissent, essayer d’ap­prendre à médi­ter. Vous ne perdez rien, c’est gratuit!