La Rotonde
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Publié le lundi, 13 février 2017

Un concert à la hauteur de son chef d’or­chestre

Arts et culture

Par Florence Linteau – Jour­na­liste

L’ENSEMBLE DES VENTS DE L’U D’O

Jeudi dernier à la salle Huguette-Labelle avait lieu la repré­sen­ta­tion de sept compo­si­tions sous le thème de l’es­pace par l’en­semble des vents de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa. Les étudiant.e.s de l’École de musique de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa (U d’O)  furent diri­gés d’une main de maitre par leur direc­teur et chef d’or­chestre Daniel Gress, avec lequel La Rotonde s’est entre­te­nue. Retour sur le chemi­ne­ment de ce grand virtuose et, bien entendu, sur le spec­tacle livré par des élèves dignes de leur ensei­gnant.

Retour sur le passé de Daniel Gress

Avant de s’ar­rê­ter à Ottawa pour diri­ger un orchestre, Daniel Gress eut un parcours des plus riches. Frai­che­ment diplômé de l’Uni­ver­sité d’Evans­ville, il devient cor solo de la fanfare de la défense aéro­spa­tiale de l’Amé­rique du Nord. Après avoir beau­coup voyagé, il revient aux États-Unis et parfait ses connais­sances au Colo­rado avec l’un des plus grands noms du domaine, Philip Farkas : « Cette expé­rience a changé ma vie. […] Il m’a appris des compé­tences que j’es­saie de trans­mettre à mes étudiants aujourd’­hui. Je leur dis de lire ce qu’il y a sur la parti­tion et de l’in­ter­pré­ter non seule­ment avec les notes, mais de tout ce qui entoure ces dernières. »

Au début de sa carrière, Gress explique qu’il dési­rait diri­ger un orchestre. Ce n’est qu’a­près avoir connu beau­coup de succès en tant que cor solo qu’il devient profes­seur à Ottawa en 1977 et dirige l’or­chestre. Ainsi, il aura, à son tour, l’op­por­tu­nité de former de talen­tueux.ses musi­cien.ne.s en les prépa­rant pour une possible carrière musi­cale.

Un spec­tacle inspiré de l’es­pace

C’est devant une salle comble que l’har­mo­nie a présenté ses plus récentes pièces. Frank Ticheli, Camille Saint-Saëns et John Williams, pour ne nommer que ceux-ci, ont été mis à l’hon­neur lors du choix des compo­si­teurs. C’est dans un désir d’am­biance spatiale que les talen­tueux.ses étudiant.e.s et leur profes­seur ont fait le choix des parti­tions.

Avec des choix de pièces comme Star Wars Trilogy par John Williams et Jupi­ter ; Mars (The Planets) par Gustav Holst, l’en­semble des vents a vrai­ment su trans­por­ter ses audi­teurs dans une autre galaxie. Les longs et envou­tants solos de flute traver­sière se sont méri­tés une chaleu­reuse ovation du public et de longs applau­dis­se­ments furent égale­ment offerts par la foule aux musi­ciens de l’har­mo­nie, sans oublier les compli­ments au chef d’or­chestre.

Même si Gress se dit exigeant envers ses élèves, il pense parta­ger une belle rela­tion avec ceux-ci : « C’est un plai­sir de travailler avec eux! Bien sûr nous ne nous enten­dons pas toujours parfai­te­ment, mais je me sens comme un père musi­cal pour eux. » Il est ainsi fort légi­time de penser que le succès de l’har­mo­nie réside dans une rela­tion qui tient tant à cœur à son chef d’or­chestre.