La Rotonde
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Publié le lundi, 13 novembre 2017

Révi­ser ses notes… et ses choix!

Par Slim Essid – Chef du pupitre sports

 

Le temps passe vite. Alors que le semestre est à peine commencé dans la tête de certains, enta­mons en réalité sa dernière phase. Les examens de mi-session touchent à leur fin et les étudiants commencent à se prépa­rer pour les projets et examens finaux. Comme d’ha­bi­tude, les cafés, les Red Bull, Mons­ter et autres stimu­lants seront de la partie pour main­te­nir les étudiant.e.s en alerte et suppor­ter le rythme effréné des révi­sions.

Réflexion

La ques­tion qu’on doit tous se poser est la suivante : Est-ce que réus­sir mes examens doit empié­ter sur ma santé? Il faut savoir que ces substances ne créent pas de l’éner­gie. Elles ne « vous donnent pas de l’éner­gie », comme ce que disent souvent les gens. Cela ne reflète en rien la réalité du proces­sus.

Les hormones à la rescousse

Le méca­nisme est simple: ces substances viennent stimu­ler votre lobe fron­tal, la partie du cerveau reliée aux capa­ci­tés cogni­tives telles que la mémoire, la concen­tra­tion et la maîtrise des émotions. Ceci enclenche une libé­ra­tion de diffé­rentes hormones telles que :
La dopa­mine : l’hor­mone de la moti­va­tion, qui nous donne la volonté d’agir et nous rend concen­trés sur l’objec­tif. Celle-ci repré­sente le système de récom­pense de l’être humain, où, lorsque l’on se fixe un objec­tif, la dopa­mine est relâ­chée par le cerveau pour nous aider à agir. La concen­tra­tion augmen­xfte et la mémoire aussi, ce qui va nous aider à atteindre notre but. Une fois le tout accom­pli, le senti­ment de satis­fac­tion que l’on ressent est la phase finale de cette sécré­tion de dopa­mine.
Le corti­sol : l’hor­mone de stress, diabo­li­sée vu l’époque dans laquelle nous vivons. En effet, le stress chro­nique est l’épi­dé­mie du 21ème siècle, selon ce qu’a conclu l’Or­ga­ni­sa­tion mondiale de la santé. Toute­fois, nous avons besoin de cette hormone, surtout lors de l’ef­fort physique, car c’est elle qui va permettre au corps d’être en état d’alerte. Elle est un élément impor­tant à l’en­semble du méca­nisme de défense néces­saire à la survie. Le corti­sol et une autre hormone, l’adré­na­line, sont forte­ment secré­tées lors de l’ef­fort et ensuite dimi­nuent afin que le système corpo­rel déstresse, se calme et se repose. Cela explique pourquoi on se sent plus relaxé après une séance de sport. Après la récu­pé­ra­tion, le corps se recons­truit et devient davan­tage adapté au stress. Par consé­quent, si l’on veut se renfor­cer, l’ef­fort physique est un stimu­lus stres­sant primor­dial.

Bon stress contre mauvais stress

Le bon stress est celui qui est relié au mouve­ment et qui ne peut que nous rendre plus fort menta­le­ment et physique­ment. Cela peut même nous proté­ger des mala­dies vu que le système immu­ni­taire est posi­ti­ve­ment influencé par l’ef­fort physique. Le problème qui se pose, vous l’au­rez sûre­ment compris, est que les stimu­lants enclenchent de l’ex­ci­ta­tion sans acti­vité physique. Le corti­sol et l’adré­na­line restent anor­ma­le­ment élevés, ce qui stresse trop le corps, amenant à des ravages physio­lo­giques et psycho­lo­giques. Comment vous sentez-vous après quelques heures de stimu­la­tion intense? Géné­ra­le­ment pas très bien, avec beau­coup de fatigue. Vos organes et votre cerveau sont complè­te­ment épui­sés.

Sacri­fice au nom du court terme

Cette fatigue s’ex­plique aussi par le fait que vous ne rece­vez pas davan­tage d’éner­gie lorsque vous buvez un Red Bull (comme indiqué plus haut), mais vos réserves d’éner­gies sont vidées. En d’autres mots, votre stock qui allait être utilisé dans les jours suivants est sacri­fié au nom du court terme. Vous vous enle­vez de l’éner­gie de demain, pour en avoir plus aujourd’­hui. Sur le long terme, cela va tout bonne­ment vous drai­ner et vous déclen­che­rez une sorte de dépen­dance au stimu­lant. Effec­ti­ve­ment, ceci crée un cercle vicieux où vous deve­nez dépen­dant de ces substances pour fonc­tion­ner puisque vous serez toujours fati­gué.e!

Alter­na­tives natu­relles

Ces dernières semaines, nous avons vu comment l’ac­ti­vité spor­tive permet­tait de nous renfor­cer menta­le­ment et physique­ment. Nous avons aussi vu comment le repos est impor­tant dans le proces­sus. Ceci est vrai, surtout pour les séances intenses où la récu­pé­ra­tion devient cruciale pour progres­ser. Main­te­nant, si l’on veut trou­ver une voie du milieu, qui nous permet­trait de faire un petit effort tous les jours, sans pour autant se stres­ser à un point où le corps aurait besoin d’un ou deux jours de repos entre les séances, la solu­tion est simple : le jogging de 10–15–20 minutes, le minu­tage dépen­dra bien sûr de votre condi­tion physique. Un mini-jogging permet de faire circu­ler le sang. Ça ne stresse pas le corps à un point de fatigue et renforce votre méta­bo­lisme. Essayez et je vous garan­tis qu’à la fin de l’ef­fort, vous vous senti­rez mieux. Combi­nez cette tech­nique avec du thé vert, ginseng ou autre adap­to­gène (plante augmen­tant la capa­cité d’adap­ta­tion du corps aux stress) vous donnant de l’éner­gie, et vous vous senti­rez beau­coup mieux. Ces dernières plantes ont de nombreux béné­fices pour la santé et améliore la circu­la­tion sanguine, ce qui vous donne une augmen­ta­tion d’éner­gie raison­nable et constante, sans l’ef­fon­dre­ment des stimu­lants habi­tuels. En d’autres termes, vous appre­nez à produire vous-même plus d’éner­gie!