La Rotonde
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Publié le lundi, 12 février 2018

Une semaine par et pour les étudiants

Par : Char­ley Dutil-Jour­na­liste

Dans la mêlée des élec­tions de la Fédé­ra­tion étudiante de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa (FÉUO), certains ont proba­ble­ment remarqué, en allant voter dans l’Agora du Centre univer­si­taire, un événe­ment bruyant et très parti­cu­lier. En effet, mardi, mercredi et vendredi dernier se dérou­lait la semaine inter­na­tio­nale de l’Université d’Ot­tawa. Au programme?  Des spec­tacles, des dégus­ta­tions de mets tradi­tion­nels prove­nant de différents pays, des tenues tradi­tionnelles et du plai­sir pour tous.

Une semaine pour les étudiants et par les étudiants  

L’une des ques­tions les plus fréquem­ment posées à Fari­dath Yessou­fou, la s uper­vi­seure des acti­vi­tés de la Semaine inter­na­tio­nale de la Maison inter­na­tio­nale, serait : Qui orga­nise réel­le­ment cet événe­ment ? Selon elle, « c’est les étudiants, ils orga­nisent tout et choi­sissent la façon dont ils veulent promou­voir leur pays et orga­ni­ser leurs tables. À la Maison inter­na­tio­nale, notre but est d’ac­cueillir et encou­ra­ger les étudiants de diffé­rentes cultures à célé­brer celles-ci ainsi qu’à la promou­voir afin que les autres étudiants de l’Uni­ver­sité puissent apprendre à propos des diffé­rentes cultures ».

Yessou­fou tient aussi à souli­gner la forte parti­ci­pa­tion des clubs qui ont aidé à rendre la semaine inter­na­tio­nale possible et mémo­rable. Elle affirme que « des spec­tacles comme ceux du Mali ainsi que tant d’autres pays rendent vrai­ment cette semaine une expé­rience à part ».

Une semaine éner­gique

En entrant dans l’Agora du Centre univer­si­taire, l’at­mo­sphère était élec­trique : des étudiant.e.s de partout dans le monde dansaient au rythme de musique tradi­tion­nelle; les arômes des diffé­rents plats se réunis­saient au grand plai­sir des narines et les diffé­rentes discus­sions donnaient l’air d’un monde en paix. Pour Sara Elbey, membre de l’as­so­cia­tion des étudiants algé­riens, l’ex­pé­rience était très posi­tive. Le club des étudiants algé­riens avait orga­nisé à-côté de leur table, qui comp­tait des desserts algé­riens, une tente repré­sen­tant Alger, la capi­tale du pays, recon­nue selon Elbey comme « Alger la Blanche ».

Les comman­di­taires au rendez-vous

Pour plusieurs clubs étudiants, comme l’As­so­cia­tion maro­caine de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa, obte­nir des objets de valeur ainsi que des reliques de leur pays peut être un défi dû au coût de ceux-ci et à leur rareté au Canada. Ces étudiants dépendent alors de comman­di­taires affi­liés à leur pays d’ori­gine pour avoir accès à de tels objets. Yasmine Chaouni, en charge de l’or­ga­ni­sa­tion de la table du Maroc, explique que grâce à l’am­bas­sade du Maroc ainsi qu’au Centre cultu­rel du Maroc de Montréal, le comité a pu créer un salon avec des reliques maro­caines, telle une photo géante du roi maro­cain Moham­med IV.

Un événe­ment poli­tique

À certaines tables, la poli­tique était très présente. La table de la Pales­tine ne faisait pas excep­tion. En entre­vue avec La Rotonde, Radi Shah­rouri, prési­dant l’As­so­cia­tion des étudiant.es pales­ti­niens, nous a affirmé que « pour un Pales­ti­nien, montrer sa culture c’est de résis­ter, donc oui montrer sa culture c’est un symbole poli­tique puisqu’on montre qu’on existe ». À sa table, Shah­rouri montrait aux curieux des instru­ments tradi­tion­nels pales­ti­niens ainsi que plusieurs vête­ments portés en Pales­tine.

Il y avait d’ailleurs une table dédiée à amas­ser des fonds pour les migrants Euro­péens à la sortie de la section de la Semaine inter­na­tio­nale. On y vendait entre autres bonbons et sucre­ries afin d’ai­der les migrants à obte­nir des statuts de réfu­giés perma­nents en Europe et en Amérique du Nord.

Des spec­tacles impres­sion­nants  

L’un des attraits prin­ci­paux de la Semaine inter­na­tio­nale fut les spec­tacles constants, mis en scène par les diffé­rents pays. Le Liban a présenté un spec­tacle de danse au rythme d’un tambour tradi­tion­nel. D’autres pays comme la Pales­tine ont fait des danses de groupe, comme la Dabka, qui a attiré un nombre impor­tant de curieu.x.ses et a enflammé le Centre univer­si­taire Jock-Turcot. Puisque la semaine inter­na­tio­nale ne durait que trois jours sur le campus, la Maison inter­na­tio­nale a annoncé un après-midi de spec­tacles supplé­men­taire qui aura lieu le mercredi 14 février de 11h30 à 15h.

En somme, la Semaine inter­na­tio­nale a su rendre le froid du mois de février plus tolé­rable, mettant un terme aux inces­santes rumeurs de scan­dale survo­lant les élec­tions de la FÉUO.