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Arts et culture

Au‑delà de la scène : l’uoShow, un espace culturel pour l’inclusion étudiante à l’Université d’Ottawa

Crédit visuel : Jurgen Hoth – photojournaliste

Article rédigé par Bianca Raymond – Cheffe du pupitre Arts et culture

L’uoShow, à l’Université d’Ottawa (U d’O), dépasse la simple scène artistique : il devient un véritable moment de rassemblement de la communauté étudiante. À travers la musique et la performance, l’événement crée un espace de rencontre qui va au-delà du simple spectacle. Dans cette dynamique, le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) rappelle l’importance de proposer des espaces où les étudiant.e.s peuvent se retrouver, échanger et s’approprier la vie de campus à travers l’art.

Un moment collectif au coeur de l’hiver

L’uoShow, organisé par l’Université d’Ottawa (U d’O), est à l’origine une activité de la semaine 101 visant à accueillir les nouvelles cohortes étudiantes en début d’année universitaire. À l’occasion du semestre d’hiver, l’événement a repris le flambeau avec l’édition « uoShow – dans la neige », pour célébrer la nouvelle session et la saison hivernale. La soirée a été animée par les DJ Velvet, Itxirisss et Skorpyon, ainsi que par plusieurs performances artistiques.

Si l’événement met de l’avant des performances artistiques, son impact dépasse largement la scène. Pour plusieurs intervenant.e.s du milieu étudiant, l’uoShow constitue également un point de rencontre où la culture devient un vecteur de cohésion sociale. En rassemblant des étudiant.e.s de divers programmes et origines, il contribue à briser l’isolement associé à la vie universitaire, particulièrement pendant la session d’hiver.

Selon Samar Mohamed Ahmed, commissaire à la vie étudiante du SÉUO, ce type d’initiative répond à un besoin réel sur le campus. Elle rappelle que l’hiver représente une période particulièrement difficile pour la vie étudiante, tant sur le plan social que sur celui du bien-être.

« En hiver, les étudiant.e.s n’ont pas trop envie de sortir : il fait froid. C'est pour cela que, durant le Mois Givré, par exemple, on organise plusieurs événements. L'idée, c’est de montrer aux étudiant.e.s que, oui, la session d'hiver, bien que courte et difficile, ne nous empêche pas de nous amuser. Ce n’est pas une raison pour s'isoler. »

 Samar Mohamed Ahmed 

Pour Mohamed Ahmed, l’uoShow s’inscrit dans une série d’initiatives visant à stimuler la participation étudiante malgré les contraintes saisonnières. Elle souligne l’importance de proposer des activités que les étudiant.e.s associent positivement à l’hiver, afin de transformer cette période, souvent perçue comme lourde, en moments plus chaleureux et conviviaux. « On veut offrir des activités que les gens relient à l’hiver, pour rendre cette saison plus amusante. Durant la période de Noël, par exemple, tout le monde aime voir les décorations ou aller au marché de Noël, parce que cela fait partie de l’ambiance de cette période. Pendant le Mois Givré, nous sommes allés voir un match de hockey, parce que c’est aussi une activité emblématique de l’hiver », explique-t-elle.

Ève Tremblay, commissaire aux affaires francophones du SÉUO, souligne que le début de chaque semestre constitue un moment propice à l’engagement et la participation, particulièrement en janvier, lorsque de nombreux.ses étudiant.e.s prennent de nouvelles résolutions. Elle ajoute qu’en début d’année universitaire, les étudiant.e.s de première année cherchent davantage à se créer des repères et à s’impliquer dans les activités organisées par le Syndicat.

La commissaire à la vie étudiante du SÉUO insiste également sur le fait que l’uoShow ne doit pas être perçu uniquement comme un spectacle, mais aussi comme un véritable espace social. Selon elle, l’inclusivité et la présence collective comptent autant que la performance, faisant de l’événement un prétexte pour se retrouver et créer des liens, loin de toute pression académique.

Culture étudiante et visibilité francophone

Tremblay met également en lumière l’enjeu du bilinguisme au sein de l’uoShow, particulièrement en ce qui concerne la place du français sur le campus. « Dans les événements bilingues, malheureusement, c’est souvent l’anglais qui prend le dessus, mais nous faisons des efforts pour encourager davantage l’usage du français et pour que chacun.e se sente libre de s’exprimer dans la langue de son choix », explique-t-elle.

Dans cette logique, elle cite La Guerre des tuques, un concours bilingue organisé par le SÉUO et inspiré d’un classique québécois, qui renforce le sentiment d’appartenance des étudiant.e.s francophones et soutient la présence active du français sur le campus. Elle mentionne également « Espresso-toi en français », une initiative qui offre aux étudiant.e.s un espace d’expression et d’échange en français, ou chaque semaine, un club culturel francophone est mis en valeur, renforçant ainsi le bilinguisme sur le campus.

Ainsi, les commissaires du SÉUO soulignent que l’uoShow dépasse le simple divertissement pour s’inscrire dans une réflexion plus large sur la vie étudiante. À travers l’art, il devient un outil de rassemblement, de visibilité culturelle et de bien-être collectif, illustrant le rôle essentiel des événements culturels dans l’expérience universitaire.

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