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Sports et bien-être

Bien manger sans se compliquer la vie : un défi à la portée des étudiant.e.s

Crédit visuel : Élodie Ah-Wong – Directrice artistique

Article rédigé par Davy Bambara – Journaliste

Entre horaires chargés, budget serré et manque de temps, bien manger peut sembler difficile pour les étudiant.e.s. Pourtant, selon des témoignages et des conseils d’expertes, adopter une alimentation saine ne nécessite ni recettes complexes ni dépenses importantes. Il s’agit plutôt de comprendre les bases, de s’organiser et de faire des choix simples au quotidien.

Comprendre les bases d’une alimentation équilibrée

Pour Noémie Beauregard, spécialiste en nutrition, la clé d’une alimentation saine repose sur un principe simple : « remplir la moitié de son assiette de fruits et légumes, un quart de grains entiers et un quart d’aliments protéinés ».

Ce modèle, inspiré du Guide alimentaire canadien, permet de couvrir les besoins essentiels du corps tout en favorisant la satiété et un niveau d’énergie stable. L’experte insiste toutefois sur un point : « l’important est de viser un équilibre au fil de la journée plutôt que la perfection à chaque repas ». Une approche qui se veut réaliste et adaptée au rythme de vie étudiante.

Faire face aux réalités étudiantes

Si les principes sont clairs, leur application reste parfois complexe. Étudiante à temps plein et partageant sa passion pour la cuisine sur Instagram, Perlene Tshibaj décrit une réalité bien connue : « mes horaires de repas ne sont pas toujours réguliers à cause des cours et des périodes de révision ». Le manque de temps apparaît comme le principal obstacle à une alimentation équilibrée. Entre les travaux, les examens et les engagements personnels, cuisiner peut rapidement passer au second plan. Malgré cela, elle précise que bien manger reste possible : « ce n’est pas tant une question de difficulté, mais plutôt une question de priorités et de gestion du temps ».

Contrairement à une idée répandue, bien manger ne rime pas nécessairement avec dépenses élevées. Beauregard propose plusieurs stratégies accessibles : planifier ses repas selon les rabais, utiliser des applications pour économiser ou encore privilégier les aliments surgelés et les protéines végétales, comme les lentilles et les pois chiches.

Ces conseils trouvent un écho dans l’expérience de Tshibaj, qui affirme qu’elle cuisine à la maison et compare les prix pour mieux gérer son budget : « En planifiant mes repas à l’avance, j’évite aussi le gaspillage alimentaire. » Ainsi, organisation et anticipation constituent des leviers essentiels pour concilier alimentation saine et contraintes financières.

Alimentation, énergie et réussite académique

L’impact de l’alimentation dépasse largement la simple question de la santé physique. Elle joue un rôle déterminant dans la concentration, la mémoire et la performance académique, comme le rappelle Beauregard : « Sauter des repas ne permet pas de fournir à l’organisme l’énergie nécessaire pour bien fonctionner. » 

Les glucides, souvent mal perçus, sont pourtant essentiels, puisqu’ils constituent la principale source d’énergie du cerveau. De son côté, Tshibaj est convaincue que : « l’alimentation joue un rôle majeur dans notre capacité à rester concentré.e. et énergique ». Adopter une alimentation équilibrée permet ainsi de maintenir un niveau d’énergie stable tout au long de la journée et de soutenir la réussite académique.

Au-delà des performances scolaires, l’alimentation influe également sur le bien-être psychologique. Selon Beauregard, une alimentation riche en aliments peu transformés est associée à une meilleure santé mentale, notamment à des niveaux plus faibles de stress et d’anxiété. Ce lien s’explique en partie par l’axe intestin-cerveau, qui met en relation le microbiote intestinal et le fonctionnement du cerveau. Toutefois, comme ajoute Tshibaj, l’alimentation s’inscrit dans un ensemble plus large : « l’hydratation, le sommeil et l’activité physique contribuent à notre bien-être ».

Des solutions simples pour un quotidien chargé

Face aux contraintes étudiantes, des solutions concrètes existent pour faciliter une alimentation saine. Préparer ses repas à l’avance, cuisiner en plus grande quantité ou encore opter pour des plats simples et rapides comme des œufs, des légumes et des grains, permettent de gagner du temps sans compromettre la qualité nutritionnelle. « Bien manger n’a pas besoin d’être long ou compliqué », rappelle l’experte. Ces stratégies reflètent les habitudes de Tshibaj, qui privilégie la préparation des repas durant la fin de semaine afin de mieux organiser ses journées.

Finalement, les deux intervenantes convergent vers une même idée : améliorer son alimentation ne nécessite pas de transformation radicale. Qu’il s’agisse d’ajouter plus de fruits, de cuisiner davantage ou de planifier ses repas, ces petits gestes produisent un effet significatif sur l’énergie, la concentration et le bien-être global. Beauregard conseille de commencer par de petits changements quotidiens, faciles à maintenir 

Dans un contexte où la réussite académique et le bien-être s’articulent étroitement, prendre soin de son alimentation représente un investissement essentiel pour le quotidien étudiant.

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