
De l’idée à l’action : les micro-subventions au service du leadership étudiant à l’U d’O
Crédit visuel : Élodie Ah-Wong— Directrice artistique
Article rédigé par Michelet Joseph — Chef du pupitre Actualités
les étudiant.e.s de l’Université d’Ottawa (U d’O) agé.e.s de 15 à 30 ans peuvent bénéficier d’un financement pour concrétiser leurs projets. Des sommes allant de 500 à 5000 dollars sont attribués dans le cadre du programme de micro-subventions « Leadership jeunesse pour le changement », mis en place par l’U d’O. La prochaine session d’été marquera la quatrième ronde, dont la date limite pour soumettre un projet est fixée au 31 mai 2026.
Origine et objectifs du programme
Issu d’un partenariat entre le Conseil de planification sociale d’Ottawa (CPSO), le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) et le Coin Carrière, le programme de micro-subventions « Leadership jeunesse pour le changement » compte déjà trois cycles de financement tenus à l’été 2025, à l’automne 2025 et à l’hiver 2026. Un quatrième se tiendra à l’été 2026. Cette initiative soutient les clubs, les groupes d’au moins trois personnes et les gouvernements étudiants dans la réalisation de projets sur le campus et au sein de la communauté d’Ottawa.
Ce programme s’adresse uniquement aux étudiant.e.s de l’Université d’Ottawa (U d’O), âgé.e.s de 15 à 30 ans, qui résident dans la région d’Ottawa-Gatineau. Afin d’obtenir un financement, les projets proposés doivent avoir des retombées concrètes sur le campus ou au sein de la communauté ottavienne.
Jack Coen, président du SÉUO, explique que l’idée des micro-subventions découle d’une demande adressée au gouvernement fédéral afin de lutter contre l’insécurité alimentaire sur le campus. Le SÉUO, en collaboration avec le Coin Carrière, a présenté cette demande, qui n’a toutefois pas été retenue. Selon Coen, le financement a plutôt été accordé au Conseil de planification sociale d’Ottawa (CPSO), qui disposait déjà d’une enveloppe importante destinée à « soutenir les universitaires et les jeunes ».
Cette décision a néanmoins ouvert la voie à une collaboration. Le CPSO a communiqué avec le Coin Carrière, qui a ensuite mis le syndicat étudiant en contact avec l’organisme. Conscients de l’importance et du rôle central du syndicat dans la communauté universitaire, les partenaires ont ainsi jeté les bases de l’initiative actuelle.
Montants et critères de projets
« Le financement peut atteindre un maximum de 5 000 $, mais il comporte plusieurs paliers. Par exemple, un minimum de 500 $ peut être accordé pour des initiatives ponctuelles, et jusqu’à 5 000 $ pour des projets déployés sur une session ou une année universitaire, à condition de présenter un plan clair et un impact réel pour la communauté étudiante », explique Coen
De son côté, Alexandra Baril, superviseure du Coin Carrière, insiste sur l’importance de présenter une démarche claire et réaliste. : « La clarté et la faisabilité du projet proposé ainsi que son impact potentiel demeurent essentielles. Qu’est-ce qui sera accompli et comment saurez-vous que cela a été atteint ? » Elle ajoute qu’un ancrage communautaire solide demeure tout aussi important : « Qui en bénéficiera et pourquoi cela compte-t-il ? »
Selon Baril, les projets financés peuvent aborder divers enjeux, tels que l’équité, l’inclusion, l’engagement civique et le bien-être. Elle encourage d’ailleurs les groupes à présenter leurs idées lors des séances d’information ou à consulter le CPSO afin d’aligner leurs propositions avec les objectifs du programme.
De l’accompagnement
Le processus d’accompagnement débute bien avant le dépôt d’une demande. Le bureau d’orientation professionnelle, le « Coin Carrière », organise des séances d’information hybrides plusieurs semaines avant la date limite. Ces rencontres permettent aux étudiant.e.s de mieux comprendre les critères d’éligibilité et d’obtenir des réponses à leurs questions.
« Nous offrons des séances d’information hybrides au Coin Carrière […] de 5 à 6 semaines avant les dates de soumission », indique Baril, invitant les groupes à consulter la page du SÉUO pour s’inscrire.
Le SÉUO appuie également les démarches en présentant des exemples concrets d’utilisation des fonds par d’ancien.ne.s bénéficiaires et en accompagnant les groupes lors des séances d’information. « On est là pour expliquer aux clubs […] comment les groupes qui ont déjà reçu ce financement s’en servent pour la mise en œuvre de leur projet », précise Coen.
Baril précise qu’après la signature et la réception des fonds, les groupes financés disposent d’une autonomie pour concrétiser leurs initiatives. Par ailleurs, le CPSO assurera le suivi de leur réalisation ainsi que la soumission d’un rapport final, tandis que le Coin Carrière accompagnera l’évolution des premiers projets en cours en collaboration avec le SÉUO.
