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Sports et bien-être

Entre prévention et amusement, le bingo phosphorescent engage les étudiant.e.s de l’Université d’Ottawa (U d’O)

Crédit visuel : Jurgen Hoth – Photojournaliste

Article rédigé par Joelluc Liandja — chef du pupitre Sports et Bien-être 

L’équipe de la vie étudiante de l’Université d’Ottawa (U d’O) a relevé un défi : organiser une partie de bingo axée sur la consommation responsable d’alcool et de drogues le bingo phosphorescent. Cette activité, tenue le 5 février 2026 dans la salle 2025 du centre universitaire, constituait une expérience éducative conçue pour sensibiliser la communauté universitaire à la détection des signes de surdose et à la planification d’un retour sécuritaire à la maison. Les thèmes abordés portaient sur la santé physique, la santé mentale et le bien-être global.

Un bingo éducatif dans une atmosphère chaleureuse

L’activité s’est déroulée dans une atmosphère délibérément récréative et conviviale, structurée comme une séance de bingo entrecoupée de questions et de messages de sensibilisation. Les participant.e.s se sont prêté.e.s à plusieurs séries de jeux, avec des questions portant sur différents aspects de la santé physique, de la santé mentale et du bien-être, les invitant systématiquement à réfléchir à leurs potentielles habitudes de consommation. 

Différents thèmes ont été abordés, tels que la consommation consciente d’alcool, les effets des drogues, la fixation de limites personnelles, ainsi que l’importance du consentement et de la sécurité lors des événements nocturnes. Cette approche interactive visait à susciter l’intérêt et l’engagement actif, tout en préservant une atmosphère détendue et bienveillante, dénuée de préjugé. Elle a ainsi facilité l’implication de chacun.e. 

Pour Jake Ross, spécialiste à la promotion de la santé à l’Université d’Ottawa (U d’O) et coorganisateur de l’activité, le choix de format n’était pas anodin. Il explique que les sujets abordés tels que l’alcool ou la drogue sont très sensibles, d’où la nécessité d’adopter une approche appropriée. « Nous avons voulu créer un environnement amusant et bienveillant qui favorise à la fois l’apprentissage et la participation des étudiant.e.s. » Il précise également que la pratique du bingo, combinée aux éléments lumineux de l’atelier, contribue à « créer une atmosphère festive qui renforce les stratégies pratiques que les étudiant.e.s pourront réutiliser à l’avenir ».

Informer, outiller et prévenir la communauté universitaire 

Au-delà du jeu, les participant.e.s ont assisté à une présentation et à une démonstration sur l’utilisation de la naloxone, un médicament capable de renverser temporairement les effets d’une surdose d’opioïdes. Des brochures informatives ont été également distribuées, décrivant les signes de consommation d’opioïdes, les symptômes d’une surdose et les mesures à prendre pour intervenir en toute sécurité.

Bien que l’activité ait été ouverte à l’ensemble de la communauté universitaire, l’équipe de la vie étudiante a ciblé plus particulièrement les étudiant.e.s de première année, pour qui cette expérience représente un moment crucial.

« Nous cherchons à encourager particulièrement les étudiant.e.s de première année à y participer régulièrement. Notre objectif est de leur transmettre des stratégies pratiques lors de l’atelier et de les aider à les appliquer tout au long de leur parcours universitaire, puis plus tard dans leur vie. »

  Jake Ross, spécialiste à la promotion de la santé à l’U d’O 

Une méthode d’enseignement axée sur l’engagement 

Cette initiative se distingue par son approche proactive, qui met l’accent sur l’éducation plutôt que sur la stigmatisation. « Si un.e étudiant.e choisit de consommer de l’alcool ou des drogues, nous voulons qu’iel soit informé.e sur la manière de le faire en toute sécurité et qu’iel sache où trouver de l’aide pour soi ou pour un.e ami.e si nécessaire. », a déclaré Ross. 

L’équilibre entre l’aspect ludique du bingo et la profondeur des messages véhiculés est à mettre sur le compte des bénévoles qui animent régulièrement ces ateliers. Ross assure que l’équipe bénévole veille à transmettre clairement les points clés liés aux thèmes de l’activité, tout en encourageant les étudiant.e.s à toujours s’impliquer de manière à la fois amusante et appropriée. Il garantit également que les échanges plus intimes se déroulent dans un climat de confidentialité, permettant aux personnes concernées de demander un soutien supplémentaire, sans avoir peur d’être jugées. 

Une étudiante de la faculté des sciences sociales témoigne avoir été séduite par « le côté ludique et original de l’activité », appréciant « le mélange entre le jeu et les messages de prévention ». Selon elle, cette atmosphère décontractée avait facilité son apprentissage car elle se sentait à l’aise pour répondre aux questions sans subir la moindre pression.

Une démarche prometteuse dans le milieu universitaire 

Ross qualifie cette combinaison de divertissement et sensibilisation de « formule efficace » : « Nos ateliers et événements de réduction des risques réussissent à équilibrer le côté amusant et la dimension sérieuse des messages. » 

Grâce à cette initiative, le bureau de la vie étudiante de l’Université d’Ottawa (U d’O) met en avant une approche d’enseignement à la fois innovante et inspirante, favorisant la prévention et le bien-être. En adoptant un ton convivial, l’activité a démontré que même des sujets liés à la santé publique peuvent être abordés de manière captivante, tout en utilisant des moyens ludiques.  

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