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Le français se porte mieux à l’Université d’Ottawa

Crédit visuel : Élodie Ah-Wong – Directrice artistique

Article rédigé par Petar Sesjila Journaliste (Stagiaire)

Depuis quelques années, la francophonie connaît un essor à l’Université d’Ottawa (U d’O) avec le renforcement des services en français, l’instauration d’ initiatives telles que la foire d’emploi francophone entre autres. Les étudiant.e.s eux.elles-mêmes constatent également ces évolutions. 

Plusieurs événements innovants ont vu le jour dans une perspective de mise en valeur du côté francophone du campus. Parmi eux, la toute première foire d’emploi francophone du Syndicat étudiant, organisée au début de la session d’hiver en janvier. 

Ève Tremblay, commissaire aux affaires francophones du Syndicat étudiant de l’U d’O, souligne que l’idée de tenir cet événement est venue à l’automne à la suite d’une consultation sur l’expérience francophone et bilingue sur le campus. 

« Cela s’adressait surtout aux étudiant.e.s international.e.s, car beaucoup d’emplois que l’université offre sur le portail coop sont très liés au gouvernement », précise-t-elle.

Chaque étudiant.e francophone a ainsi eu l’opportunité de rencontrer les employeurs, sans avoir à se soucier de certaines exigences. 

« Il y avait donc ce souci de faciliter l’accès à l’emploi pour ces étudiant.e.s, notamment en raison de la difficulté d’obtenir la cote de sécurité à temps pour les stages », poursuit Tremblay.

Elle se dit particulièrement fière d’une autre initiative :  Espresso-toi en français. Il s’agit d’un événement francophone rassembleur qui a lieu chaque jeudi de 11h à midi. Le concept est simple : les gens qui viennent et qui commandent en français obtiennent gratuitement un café, un chocolat chaud ou une pâtisserie. 

« C’est vraiment le fun, car oui, il y a des francophones qui viennent, mais aussi beaucoup de personnes qui apprennent le français. Au début, les gens étaient gênés. Maintenant, ils osent et viennent se pratiquer toutes les semaines », se réjouit-elle.

Des ajustements encore à effectuer

L’université, de son côté, travaille à l’amélioration de ses services en français. Il incombe aux employé.e.s d’avoir un niveau bilingue élevé afin de mieux desservir les minorités francophones du campus. 

Par ailleurs, Tremblay souligne que l’offre de cours en français demeure un enjeu à améliorer. Dans certaines facultés, comme celle de génie, les cours disponibles en français sont rares, voire quasi inexistants.

En revanche, plusieurs services francophones sont accessibles sur le site du SEUO. La commissaire aux affaires francophones du syndicat invite donc les étudiants à se renseigner et à ne pas hésiter à poser des questions par courriel, auprès de leur faculté.

" J’ai fait des rencontres avec des vice-doyen.ne.s de l’université pour revendiquer davantage de cours en français ainsi qu’un processus plus accessible pour intégrer les programmes en français. "

– Ève Tremblay –

Satisfaction de l’usage du français sur le campus

Plusieurs étudiant.e.s se sont exprimés sur leurs propres expériences, que ce soit en participant à des événements ou en bénéficiant de services en français, comme en témoigne Bruce Morin, étudiant de première année en sciences de la santé à l’U d’O : « J’aime ça ! Ce service en français aux foires de l’emploi est idéal pour rencontrer des gens. C’est du réseautage à ne pas négliger et j’en profite. »

Jules Dongmo, étudiant de première année en géographie, se dit dans l’ensemble satisfait des services offerts en français à l’U d’O : « Je trouve qu’à chaque fois que j’ai besoin d’être servi en français, il y a une réponse. C’est bien organisé dans mon département, celui des arts. » 

Pour sa part, Éloise Durant, étudiante de première année en sciences de l’activité physique, estime que l’établissement est sur la bonne voie en matière d’accès aux services en français. « Quand je regarde les événements affichés sur le campus, je pense qu’ils représentent bien la francophonie en général. La place du français dans les services du campus reste, selon moi, essentielle. » 

Le mois de la francophonie est passé pour cette année, mais le besoin de continuer à vivre et à utiliser le français demeure. La poursuite des efforts de l’université et du syndicat laisse entrevoir un campus de plus en plus bilingue, même si certains défis persistent.

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