Crédit visuel : Tom Chazelle Schulze – Co-rédacteur en chef
Chronique rédigée par Tom Chazelle Schulze – Co-rédacteur en chef
C’est avec beaucoup d’émotions que j’écris cette chronique : gratitude, nostalgie, anxiété. La Rotonde a été, ces deux dernières années, un vrai refuge et une opportunité d’évolution personnelle. À travers cette chronique, je vous invite à m’accompagner pendant que je me remémore mon parcours dans le porte-voix francophone de l’Université d’Ottawa (U d’O).
Mes premiers pas
Ma toute première expérience avec La Rotonde a été ma participation à une entrevue-vidéo sur le sujet du Vendredi fou, alors que j’en étais à ma première année d’études à l’U d’O. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à suivre de près les activités du journal.
Le 30 août 2024, j’ai officiellement rejoint l’équipe rotondienne en tant que journaliste, après avoir spontanément postulé pendant l’été. Je n’avais pas d’expérience formelle en journalisme, donc je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’ai rapidement découvert que, comme on me l’a dit dès la première formation, La Rotonde est une école. En effet, l’apprentissage y est intense et assez exigeant. Rapidement, je me suis rendu compte que cet emploi n’allait pas être de tout repos. Mais j’ai accueilli ce défi à bras ouverts.
L’année 2024-2025 n’a en effet pas été de tout repos, mais, après avoir signé 21 contenus écrits et 6 vidéos, j’ai décidé de me lancer un nouveau défi : la (co-)rédaction en chef.
Le saut vers la rédaction en chef
Le saut de journaliste à co-rédacteur en chef n’a pas été sans obstacle. En effet, en tant que journaliste, je n’avais aucune expérience en correction ou en édition (à part mes propres corrections et révisions d’articles) ; j’ai donc dû progresser à tâtons.
Du recrutement à l’accompagnement de l’équipe d’été, j’avais du pain sur la planche. Pour couronner le tout, j’ai décidé d’entreprendre des travaux de rénovation du bureau (peinture, réaménagement, etc.) et j’ai également vécu un changement de co-rédactrice en chef à la fin de l’été, ce qui m’a obligé à m’adapter à une nouvelle dynamique de collaboration.
Entre apprendre la gestion d’un journal étudiant et apprendre à faire de l’édition constructive, et ce, en étant un étudiant à temps plein, mon été 2025 a été un véritable ascenseur émotionnel.
2025-2026, une année éditoriale à tenir le cap
J’ai commencé cette année éditoriale avec un objectif clair en tête : cette année, je ne veux voir aucun retard dans la chaîne de production. Oh, quelle naïveté ! J’ai vite dû faire face à la réalité : avec une équipe formée d’étudiant.e.s à temps-plein, les retards sont destinés à se pointer du nez.
Je vous avouerais que cela a provoqué pas mal de frustrations. L’impression de devoir courir après les journalistes, les chef.fe.s et les sources pour respecter les délais, ainsi que l’envie de ne pas empiéter sur le travail des autres, tout cela a été une tâche parfois bien lourde à porter.
Entre problèmes de communication, jonglage des réunions et calendrier éditorial, j’avoue que j’ai parfois été découragé. Or, je ne regrette en aucun cas le choix d’avoir dit oui à La Rotonde.
Avec le recul, ce sont peut-être justement ces difficultés qui m’ont le plus appris.
Les leçons de La Rotonde
Comme je l’ai dit, La Rotonde est une école. Cette phrase m’a été répétée à maintes reprises et je l’ai moi-même répétée à maintes reprises à la nouvelle équipe, au point de m’en lasser. Je ne pourrais cependant pas mieux le formuler : La Rotonde est une école.
Tu vas apprendre à écrire, à faire des entrevues, à coordonner et à travailler en équipe, mais surtout, tu vas apprendre une chose : la patience. Que ce soit en tant que journaliste en attente de réponses de tes sources ou dans des positions de supervision, où il faut attendre les mises à jour et les articles finis.
La Rotonde m’a aussi appris à ne pas avoir peur d’approcher des inconnu.e.s et à être insistant pour obtenir les informations dont j’ai besoin. Mais elle m’a aussi appris à être patient et courtois pour avoir de bons résultats. Je pense que bon nombre de personnes passées par La Rotonde partagent ces apprentissages.
La Rotonde m’a offert de nombreuses opportunités que je n’aurais pas eues sans le journal : pouvoir assister à une conférence de presse du Premier ministre, rester au courant des derniers développements/dramas des affaires étudiantes (parfois plus que je ne l’aurais souhaité), en passant par la création d’un registre de contacts précieux. Je suis tellement reconnaissant d’avoir eu cette expérience.
Entre études et salle de rédaction
Avant tout, je reste un étudiant (non seulement de l’école de La Rotonde) à temps plein : j’ai commencé mon baccalauréat en développement international et mondialisation en septembre 2023 et j’en ai officiellement obtenu le diplôme (avec mention!) le 11 mars 2026, ayant terminé mes cours en décembre 2025.
Comme cela m’a tellement plu (à prendre avec une pointe de sarcasme), j’ai débuté officiellement en janvier 2026 une maîtrise en science politique. Je dis officiellement, car j’ai suivi des cours de maîtrise à l’été et à l’automne 2025. Je prévois de terminer ce diplôme, si tout va bien, d’ici la fin de la session d’hiver 2026, donc dans quelques semaines.
Comment ai-je pu terminer avec succès ce parcours scolaire tout en le conciliant avec le journal ? Honnêtement, je me pose cette question quasi quotidiennement. J’aimerais vous dire que j’ai la réponse, mais je ne l’ai pas. Je dirais que c’est un mélange de motivation, de discipline et de gestion du temps.
Alors que mon temps à La Rotonde s’achève et que je pars avec une certaine nostalgie, je vais être honnête : j’ai hâte de passer à autre chose, à un nouveau défi. Hâte de voir quelles portes mon passage à La Rotonde pourra m’ouvrir et comment mon parcours évoluera.
En feuilletant les archives du journal, je ressens un profond honneur d’avoir laissé ma trace dans ce journal qui, dans six ans, fêtera son centenaire.
