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Première foire d’emplois francophone du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa

Crédit visuel : Jurgen Hoth — Photographe

Article rédigé par Lê Vu Hai Huong — Journaliste

Offrir davantage d’opportunités professionnelles aux étudiant.e.s francophones et favoriser les liens avec les organisations locales : tels sont les objectifs portés par la  Commissaire aux affaires francophones du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO). Ève Tremblay les a présentés lors de la foire d’emploi francophone, tenue le 21 janvier dernier au Terminus du Centre universitaire Jock Turcot (UCU).

Une réponse aux besoins francophones

À l’origine du projet, Tremblay a expliqué que l’idée a émergé à la suite d’une consultation menée auprès de la communauté francophone en octobre dernier. Ces échanges, selon elle, ont mis en lumière une préoccupation récurrente : la majorité des opportunités d’emploi francophones mises de l’avant par l’université sont concentrées au sein du gouvernement. Une réalité qui pose problème, notamment pour les étudiant.e.s internationaux.les, souvent confronté.e.s à des délais et à des exigences élevées en matière de cotes de sécurité, a-t-elle indiqué.

« C’est pourquoi j’ai voulu inviter des organismes plus locaux, avec lesquels il est beaucoup plus facile d’entrer en contacte et de faire partie de l’organisation », a-t-elle affirmé. L’objectif est de proposer une alternative accessible, inclusive et ancrée dans la communauté, a-t-elle poursuivi.

Pour la commissaire, cette foire représentait aussi un moyen concret de renforcer l’engagement communautaire entre les étudiant.e.s et les employeur.euse.s de la région d’Ottawa. Pour cette première édition, le SÉUO a rassemblé 13 employeur.euse.s au Centre universitaire Jock Turcot, selon les chiffres  fournis par Tremblay.

À la rencontre des participant.e.s

Présent à l’évènement, Ismaël Traoré, étudiant en troisième année en technologies d’affaires et marketing à l’École de gestion Telfer, a expliqué que l’approche de la fin de son parcours universitaire l’avait incité à s’intéresser activement au marché du travail. Pour lui, la foire constituait une occasion de comparer les employeur.euse.s et de mieux cibler celles et ceux qui correspondent à ses aspirations professionnelles.

Parmi les employeur.euse.s participant.e.s, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) s’est réjoui du succès de cette première édition. Sa représentante, Zineb Boulked, a expliqué que l’organisme cherchait à recruter des étudiant.e.s pour ses secteurs éducatif et artistique.

D’après Boulked, le MIFO gère huit centres éducatifs à Orléans et propose des horaires flexibles, adaptés à la réalité étudiante. Traoré, quant à lui, a souligné que le kiosque du Centre d’établissement, de soutien et d’orientation communautaire l’avait particulièrement marqué, puisqu’il propose un accompagnement personnalisé pour la rédaction de CV.

“ Je me sens plus à l’aise ici pour parler avec les personnes [en français] ”

-Ismaël Traoré- 

Le français au cœur de la foire

Traoré a également souligné l’importance d’un environnement où le français est valorisé. Selon lui, contrairement à d’autres salons bilingues souvent dominés par l’anglais, cette foire accordait une place centrale au français. Il espère que ce type d’événement sera organisé régulièrement sur le campus.

Présent tout au long de la journée, Nicolas Coutu, spécialiste intermédiaire en carrière et emploi au Coin carrière, a dressé un bilan positif de l’événement. « Avoir une foire organisée pour des francophones comme ça, c’est génial pour eux et elles », s’est-il réjoui.

Coutu a expliqué que certaines personnes ne parlent que le français et se demandent si cela constitue un handicap qui risque d’affecter leur recherche d’emploi lorsqu’elles se rendent au Coin Carrière. C’est une réalité à laquelle font face les étudiant.e.s qui ne parlent qu’une seule langue, a-t-il insisté.

À ses yeux, cet événement permet donc à ces étudiant.e.s de se faire remarquer et de réfléchir à des options de carrière à envisager après leurs études, ce qui représente  selon lui, « une grande inquiétude » pour cette tranche de la communauté étudiante.

Une foire appelée à grandir

Boulked a suggéré qu’une tenue de l’événement à la fin du mois de mai pourrait faciliter les recrutements estivaux, notamment au sein du MIFO.

“ On fait un recrutement de masse des étudiant.e.s en été. […] Si on pouvait avoir cette foire d’emploi à la fin mai ou au début juin, ça serait plus intéressant pour les étudiant.e.s . ”

-Zineb Boulked-

Allant dans le même sens, Traoré a suggéré que cette foire devienne une tradition annuelle sur le campus. 

La commissaire Tremblay, quant à elle, a exprimé l’espoir que le prochain exécutif du SÉUO organise une « grosse » foire l’année suivante, destinée aux petites et moyennes entreprises (PME), contrairement à celles de l’U d’O qui accueillent principalement de grandes organisations. Elle a expliqué que de nombreux.ses étudiant.e.s préfèrent l’échelle humaine et l’aspect plus personnel et communautaire des PME.

Par ailleurs, le 28 janvier, le SÉUO a organisé au Centre universitaire Jock Turcot une autre foire d’emplois dans le domaine de l’environnement, intitulée « Carrières pour le changement ».

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