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Une nouvelle maîtrise en traduction qui ouvre les portes de l’emploi

Crédit visuel : Élodie Ah-Wong — Directrice artistique

Article rédigé par Rida Ighirane — Journaliste 

L’Université d’Ottawa (U d’O) relance son programme de maîtrise en traduction, après avoir interrompu les inscriptions en 2023. Cette nouvelle version du programme, conçue pour mieux s’adapter aux réalités actuelles de la profession, tient notamment compte de l’évolution rapide des technologies ainsi que des changements sur le marché du travail.

Le programme de la nouvelle maîtrise a été élaboré comme une formation axée sur la pratique professionnelle, afin de préparer les diplômé.e.s à intégrer rapidement le domaine de la traduction. 

Selon Elizabeth Marshman, directrice intérimaire de l’École de traduction et d’interprétation et professeure agrégée à l’Université d’Ottawa (U d’O), cette révision s’inscrit dans une volonté d’adapter la formation aux changements rapides du secteur. « Le marché évolue énormément et il était vraiment temps de mettre à jour nos programmes », explique-t-elle.

Une maîtrise orientée vers la pratique

Cette nouvelle maîtrise en traduction se distingue de la maîtrise en traductologie existante à l’Université d’Ottawa (U d’O) par son accent sur l’expérience pratique. Les deux programmes poursuivent des objectifs distincts et ont été conçus pour se renforcer mutuellement. « L’un se concentre vraiment sur le marché du travail, donc sur la pratique quotidienne de la traduction, tandis que l’autre s’intéresse davantage aux théories de la traduction et à son rôle dans la société », précise Marshman.

Ainsi, la maîtrise à orientation professionnelle vise à doter les étudiant.e.s des compétences nécessaires pour travailler rapidement dans le domaine. Elle offre une formation en traduction, en rédaction, en révision et en terminologie, ainsi qu’une préparation aux exigences des organismes professionnels du secteur.

« Le programme a été conçu pour faciliter l’entrée sur le marché du travail et donner aux diplômé.e.s tous les éléments nécessaires pour commencer à travailler dans le domaine », ajoute la professeure.

L’intelligence artificielle est au cœur de la formation

L’un des principaux défis auxquels la profession fait face actuellement concerne l’intégration des fonctionnalités de l’intelligence artificielle et de la traduction automatique. La nouvelle approche pédagogique tient compte de cette réalité en intégrant ces outils au programme. 

Dans cette logique d’adaptation aux transformations technologiques, une autre perspective souligne l’importance de replacer la traduction dans son contexte actuel. « Notre travail n’est pas seulement d’enseigner la traduction, mais aussi de la réinscrire avec réalisme dans le contexte contemporain des évolutions technologiques en cours », explique Mr Salah Basalamah, professeur titulaire à l’École de traduction et d’interprétation.

Selon Marshman, « il serait impossible aujourd’hui de ne pas tenir compte de ces outils dans la formation ».

Bien que l’intelligence artificielle puisse effectuer certaines tâches de traduction, la professeure souligne l’importance du jugement humain pour assurer la qualité du travail. 

" Les outils d’intelligence artificielle peuvent prendre en charge une partie des tâches, mais lorsqu’on vise une qualité élevée, on se rend compte qu’il faut un.e professionnel.le pour vérifier que tout est correct. "

-Elizabeth Marshman-

Selon elle, la formation vise justement à apprendre aux futur.e.s traducteur.trice.s à utiliser ces technologies de manière critique : « L’une des choses que nous voulons faire avec cette maîtrise consiste à former les étudiant.e.s à saisir cette nuance : savoir quand la machine peut aider et quand il faut absolument faire le travail soi-même. » 

Le métier de la traduction connaît actuellement une profonde mutation, avec une diversification considérable des tâches et des rôles. « Le métier évolue pleinement  et reste extrêmement dynamique », observe-t-elle.

Elle souligne également que la profession offre désormais une myriade de perspectives de carrière, allant de la gestion terminologique à l’évaluation des traductions générées par les machines. « Certaines études ont identifié plus de 400 titres d’emplois différents dans l’industrie langagière », souligne-t-elle.

Dans ce contexte, le programme vise à préparer les étudiant.e.s à naviguer dans cette diversité, en s’appuyant sur leur expérience antérieure et en leur offrant l’opportunité de se spécialiser dans un domaine spécifique, comme la traduction juridique ou administrative.

Plus largement, cette refonte du programme s’inscrit dans une volonté d’adaptation aux réalités du marché. « Ce programme est particulièrement adapté aux besoins du marché parce qu’il est neuf et qu’il a été conçu dans les entrefaites des évolutions technologiques les plus récentes, notamment l’IA », affirme  Basalamah.

Des places sont encore disponibles

Alors que la période d’inscription approche de sa fin, l’Université d’Ottawa (U d’O) indique qu’il reste encore quelques places pour la prochaine promotion. Les personnes désireuses de s’inscrire à cette nouvelle maîtrise peuvent donc toujours soumettre leur candidature.

Ce programme vise à former une nouvelle génération de spécialistes capables de conjuguer l’expertise linguistique et les avancées technologiques récentes.

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