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Arts et culture

Pause Kit-Kath : Mon petit péché mignon de l’Halloween

Actualités
29 octobre 2012

– Par Katherine Sullivan –

En l’honneur de l’Halloween, plutôt que de parler de foies engorgés et de faux cils retrouvés collés sur les fesses le lendemain, j’aimerais plutôt évoquer un petit péché mignon que j’ai récemment découvert.

Tout d’abord, j’aimerais préciser que j’adore l’Halloween. J’adore préparer mon costume des semaines à l’avance et regarder les petits bouts de chou déambuler. Mais je déteste les films d’horreur, les maisons hantées et tous les trucs du genre. Plus jeune, je détestais tous les voisins décorant leur cour d’hommes « empaillés », qui s’avéraient plutôt être un compère costumé qui me sautait soudainement à la figure. J’en échappais mon sac de friandises.

Pourtant, depuis que je suis trop vieille pour récolter des friandises, je me découvre un réel plaisir à faire peur aux jeunes. L’idée de voir de petites princesses et de petits Batman crier en voyant un squelette tomber du plafond me fait rire à gorge déployée. Je ne comprends pas cette transition, mais j’ai une idée du coupable dans cette affaire… Je m’explique : mon père se fait un plaisir à faire peur aux enfants du quartier depuis ma tendre enfance. À cette époque, je lui demandais sans cesse d’arrêter ses conneries, mais je le trouve plutôt amusant à présent.

Dans le passé, mon père se créait toujours un costume afin de m’accompagner lors de la collecte de friandises. Par exemple, il s’est déjà costumé en cercueil lorsque j’étais Dracula. Il s’était bricolé un cercueil en carton qu’il portait sur la tête et qui lui cachait la figure. Il s’immobilisait près des enfants et ouvrait la porte lui cachant le visage en criant afin de les surprendre. Disons que ça fonctionnait. Il a aussi été le méchant loup lorsque j’étais costumée en petit chaperon rouge. Il s’était confectionné un masque de loup en carton, avait emprunté une vieille jaquette de « flannelette » de ma mère, jaquette qu’il avait revêtue par-dessus son manteau et à laquelle il avait ajouté un bonnet, ainsi que des mitaines.

Depuis que je suis trop vieille pour récolter des bonbons, il préfère distribuer les friandises de la maison en éteignant toutes les lumières et en s’éclairant à l’aide de quelques citrouilles taillées en visages grotesques. Il n’est pas rare de voir un enfant ou deux reculer et franchement réfléchir avant de se diriger vers la sorcière assise sur les marches du perron. Et oui, maintenant, il porte un chapeau de sorcière, se drape d’une couverture et reste bien immobile, la tête baissée, jusqu’à ce qu’un enfant approche. Rares sont les enfants quittant les lieux les bobettes sèches…


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