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Un nouveau chapitre s’ouvre au SÉUO pour 2026-2027 : entrevue avec Elnaz Enayatpour

Crédit visuel : Courtoisie — Elnaz Enayatpour

Entrevue rédigée par Lê Vu Hai Huong — Journaliste

Entrée en fonction à la présidence du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO), le 1er mai 2026, Elnaz Enayatpour — auparavant commissaire aux opérations — a tracé les grandes lignes de son mandat, axé notamment sur l’accessibilité, la vie étudiante et la transparence.

La Rotonde (LR) : Comment se déroule la transition vers la présidence ? Comment assurez-vous la continuité des projets et des activités du SÉUO ?

Elnaz Enayatpour (EE) : La transition est déjà en cours depuis plusieurs mois. Je travaille très étroitement avec le président actuel, Jack Coen, au quotidien. Nous collaborons sur de nombreux projets, ce qui me permet de bien comprendre son rôle, ses responsabilités et le fonctionnement global du SÉUO. Cette proximité facilite la transition, car je suis déjà impliquée dans plusieurs dossiers importants. Cela dit, il reste encore des aspects que je dois apprendre, mais le fait de travailler ensemble rendra la transition plus fluide que dans d’autres contextes.

LR : Quelles sont vos priorités en début de mandat et quels projets souhaitez-vous mettre en place rapidement ?

EE : Ma première priorité sera de recruter mon équipe. Nous devons embaucher plusieurs personnes pour différents postes, notamment liés à la vie étudiante, aux clubs et à la semaine 101. J’ai beaucoup de projets en tête, mais il est impossible de les réaliser seule. Il est donc essentiel de constituer une équipe solide. 

Je veux prendre le temps de connaître les personnes élues et recrutées, de comprendre leurs priorités et de réfléchir ensemble à notre façon de travailler. Établir une bonne culture de travail dès le départ sera un élément clé. Il y aura également de nombreuses nouvelles personnes, tant au sein de l’équipe que du conseil d’administration, ce qui apportera de nouvelles perspectives. 

LR : Comment allez-vous instaurer une culture de travail saine et favoriser l’autonomie des membres tout en évitant la surcharge de travail ?

EE : Je souhaite encourager les membres de l’équipe à développer leur autonomie et leur confiance. Quand on commence un nouveau poste, il faut souvent du temps pour se sentir à l’aise et prendre des décisions. Je veux qu’iels sachent qu’iels peuvent mener leurs projets eux-mêmes, tout en ayant accès à du soutien au besoin. 

Nous allons avoir une équipe assez large, notamment du côté de la vie étudiante, ce qui devrait permettre de mieux répartir les tâches. Il est important que chaque personne comprenne clairement ses responsabilités. Une des difficultés, c’est qu’ on oublie parfois qu’on peut demander de l’aide à ses collègues. Travailler en équipe et maintenir une bonne communication sera essentiel. Même si certaines périodes sont plus chargées, une culture d’entraide peut vraiment faire une différence pour éviter que les gens se sentent dépassés.

LR : Quels changements proposez-vous pour les procédures de recrutement et d’élection, en particulier après les récentes élections du SÉUO ?

EE : J’ai déjà commencé à discuter avec certain.e.s directeur.rice.s qui siégeront l’an prochain, et plusieurs souhaitent revoir les politiques liées aux élections. Il y a aussi des réflexions à mener sur les relations avec certaines instances ainsi que sur la manière dont le bilinguisme est évalué au sein du SÉUO. Ce sont des enjeux importants qui nécessitent une réflexion collective.

LR : Quelles attentes les étudiant.e.s francophones et francophiles peuvent-ils avoir à votre égard ? Quelles seront vos priorités en matière de francophonie sur le campus ?

EE : J’ai beaucoup apprécié le travail réalisé cette année en matière de francophonie, notamment en ce qui concerne les événements et les revendications pour davantage de cours en français. Je souhaite poursuivre dans cette direction en soutenant le travail de la prochaine personne responsable de ce dossier. 

La francophonie sera aussi intégrée à mes priorités académiques, car les enjeux liés à l’offre de cours, notamment en été, touchent directement les étudiant.e.s francophones. C’est donc un aspect important de mon mandat. Je veux également valoriser la diversité de la francophonie sur le campus, qui inclut des étudiant.e.s de différentes origines.

LR : Quels autres éléments de votre plateforme ou de votre campagne souhaitez-vous promouvoir ?

EE : Le RAFEO est un enjeu majeur. Selon les données que nous avons obtenues, environ 40 à 45 % des étudiant.e.s canadien.ne.s de l’université en dépendent, ce qui représente un nombre important de personnes. Les changements récents, avec une augmentation des prêts et une diminution des bourses, auront un impact significatif. 

Nous avons déjà organisé des campagnes et des mobilisations, qui ont suscité beaucoup d’engagement. D’ailleurs, nous avons mis en place des campagnes de courriels et d’appels pour encourager les étudiants à contacter leurs représentants politiques. Ce sont des moyens concrets de s’impliquer pour les étudiant.e.s. 

Nous allons continuer à proposer ce type d’initiatives et à partager davantage d’informations pour faciliter la participation étudiante. L’objectif est de permettre aux étudiant.e.s de faire entendre leur voix sur ces enjeux.

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