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Sports et bien-être

Finis les gradins vides; retour progressif du public sportif

Dawson Couture
22 octobre 2020

Crédit visuel : Nisrine Nail – Direc­trice artis­tique

Par Alexandre Robillard – Jour­na­liste

L’année 2020 n’a rien de normal, et le monde du sport n’y a pas échappé. Les estrades sont restées bien vides et ce, pendant plusieurs mois. Toutefois, certains événements sportifs d’envergure dans le monde permettent aujourd’hui à des partisan.e.s d’y assister, sous respect des règles sanitaires en place.

À ce moment de l’année, la Ligue nationale de hockey (LNH) et la National Basketball Association (NBA) en seraient normalement à leurs premières rencontres de la campagne. Cependant, la COVID-19 ayant retardé la fin de la dernière saison, les deux ligues visent maintenant le 1er janvier 2021 comme date de début.

Si elles souhaitent un retour à l’action avec un public dans les gradins, les dernières consignes de santé publique au Canada remettent en jeu la possibilité d’un tel scénario. Mais dans d’autres régions du globe, les stades commencent déjà à se remplir à nouveau.

Lentement mais sûrement aux États-Unis

La nouvelle saison de football a débuté il y a un peu plus d’un mois aux États-Unis ; certaines équipes ont même ouvert les portes des stades dès la première semaine d’activités. Les champions en titre du Super Bowl, les Chiefs de Kansas City, l’ont emporté face aux Texans de Houston au début du mois de septembre dernier. Bien entendu, la distanciation physique et le port du masque étaient obligatoires pour les personnes présentes, et la capacité d’accueil du stade réduite, passant 73 465 spectateur.rice.s en moyenne l’an dernier à 15 895 cette année.

D’autres équipes ont également pu inviter leurs partisan.ne.s à assister, plus tard, aux rencontres, en réponse aux consignes de santé des états en question. Parmi celles-ci, les Cowboys de Dallas, les Browns de Cleveland, les Jaguars de Jacksonville, les Colts d’Indianapolis, Buccaneers de Tampa Bay et les Dolphins de Miami ; ces derniers se sont même vu octroyer le droit d’ouvrir le stade au maximum de sa capacité. Si l’organisation ne l’a pas encore fait, il sera intéressant de voir la réponse des Floridien.ne.s si l’équipe décide de mettre 60 000 billets en vente. Avec le nombre de cas dans cet état, la décision semble très imprudente, même si j’ai hâte de revoir des stades pleins et leur ambiance électrisante. 

Au niveau universitaire, des équipes de football ont été pointées du doigt au niveau de l’assistance de leurs rencontres locales. L’Université A&M du Texas a fait les manchettes pour avoir enregistré une assistance de près de 25 000 personnes le 10 octobre dernier. Le stade du Kyle Field possède une capacité de plus de 102 000 places, et leur permet donc en théorie de pouvoir répartir la foule. Néanmoins, ce sont les images de la proximité des partisan.e.s les un.e.s des autres qui ont beaucoup fait parler lors du match opposant l’équipe locale aux Gators de Floride.

Au jour le jour en Europe

Puisque la situation sanitaire demeure fluide d’un pays à l’autre, certaines équipes de soccer ont pu accueillir des supporteur.rice.s au cours du mois de septembre. En France, le Paris Saint-Germain a permis a quelques 5 000 spectateur.rice.s d’assister à ses rencontres. Depuis, la vente de billets a été arrêtée en raison de la deuxième vague de la COVID-19 qui frappe présentement le pays. Le tournoi de tennis Roland-Garros, qui s’est également déroulé à Paris à la fin du mois de septembre et au début du mois d’octobre, n’a autorisé que 1 000 personnes par jour sur le site.

Le grand circuit de la Formule 1 (F1) a aussi repris ses activités. Depuis le 3 juillet en Autriche, sept Grands Prix ont été disputés à huis clos. Faisant habituellement le tour de la planète, la catégorie reine du sport automobile a été forcée de remanier son calendrier. La majorité des événements se dérouleront donc en Europe, afin d’être près des installations des équipes et de limiter les déplacements intercontinentaux. C’est le 11 septembre dernier, en Italie, que 3 000 heureux.ses élu.e.s ont été autorisé.e.s à franchir les tourniquets du magnifique circuit de Mugello, situé en Toscane. Deux semaines plus tard, à Sotchi en Russie, 30 000 personnes étaient présentes.

Mais cela n’a pas fait l’unanimité au sein du paddock ; le pilote français Romain Grosjean a confié ne pas être à l’aise lors de ses déplacements vers le circuit, en raison de nombreux contacts avec des gens dans les ascenseurs et un peu partout dans l’hôtel. Ces derniers le mettaient au risque de sortir de sa « bulle ». Il y a deux semaines, le dernier Grand Prix en Allemagne avait attiré 13 500 spectateur.rice.s. Deux autres fins de semaines de courses devraient être ouvertes à un public restreint, au Portugal du 23 au 25 octobre, et la semaine suivante à Imola, en Italie. La F1 achèvera son calendrier condensé au Moyen-Orient, avec trois Grands Prix en trois semaines, présentés à huis clos.

Expériences pour les Jeux de Tokyo

Au Japon, trois matchs de baseball seront disputés devant 34 000 spectateurs, dans le stade de Yokohama,  alors rempli à 80 % de sa capacité. Ces rencontres serviront de mesures tests dans la lutte contre la propagation du coronavirus.

Si les résultats sont concluants, il s’agira d’un grand pas vers l’avant en vue des Jeux Olympiques de Tokyo prévus pour l’été 2021. Espérons que ces athlètes amateurs pourront performer devant un public !

Près de chez nous

L’Impact de Montréal est la seule équipe professionnelle du Québec a avoir accueilli des partisan.e.s les 28 août et 10 septembre derniers. Les deux matchs du Championnat canadien de soccer, opposant le Toronto FC au Onze montréalais, ont permis à 250 habitant.e.s de la métropole d’accéder au Stade Saputo. Nous sommes loin des foules compilées ailleurs dans le monde, mais c’est déjà une lueur d’espoir. Outre l’Impact, c’est le calme plat. La ligue canadienne de football a annulé sa saison, le sport universitaire est à l’arrêt. Vivement le retour du hockey professionnel pour se divertir !

En tant que grand amateur de sports, je veux voir les stades et les arénas remplis à craquer. C’est l’une des raisons pour lesquelles les grands événements sont si spéciaux. Les très grands rassemblements devront attendre, considérant l’évolution de la pandémie, mais les expérimentations comme celles effectuées par le Japon s’annoncent déjà intéressantes. Et lorsque la situation le permettra ici, pourquoi ne pas essayer une démarche similaire ici ?

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