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Arts et culture

Jour national du coming out ; une lutte pour les droits LGBTQ+

Culture
14 octobre 2021

Crédit visuel : Dereck Bassa – Photographe

Article rédigé par Nouha Chaouati – Journaliste 

Le Canada est parmi les pays qui célèbrent, le 11 octobre de chaque année, le Jour national du coming out. À l’Université d’Ottawa (U d’O), cette journée a coïncidé avec les événements de la Semaine de la fierté. Pour souligner ces célébrations, La Rotonde a recueilli les impressions et les propos d’acteur.trice.s et d’étudiant.e.s de la communauté LGBTQ+ sur le campus.

La Semaine de la fierté organisée par l’U d’O s’est tenue du 4 au 8 octobre sur le campus. Parmi les célébrations organisées, la communauté estudiantine a pu participer à une panoplie d’événements. Une séance de questions avec l’acteur canadien et membre de la communauté LGBTQ+ Dan Levy, sur son expérience avec le harcèlement et l’exploration de soi, a eu lieu le 5 octobre dernier. Un spectacle de drag mettant en vedette des participants de l’émission Canada’s Drag Race et un atelier de création de t-shirts tie-dye ont aussi été organisés par l’U d’O.

Histoire et signification d’un coming out

D’après le site web Têtu, le Jour national du coming out a été créé par des activistes américain.e.s de la cause LGBTQ+ et est célébré aux États-Unis depuis 1988. « Depuis, ce jour est chaque année l’occasion de célébrer la visibilité LGBT. Il encourage les gays, les lesbiennes, les bis et les trans à faire leur coming out auprès de leur famille, de leurs amis, de leurs collègues », souligne leur site web. Trente-trois ans plus tard, plusieurs pays, dont le Canada, ont également choisi de consacrer cette date pour célébrer et normaliser la pratique de dévoiler son l’orientation sexuelle.

Selon la même source, « il est courant de parler de « coming out » pour signifier qu’une personne [de la communauté LGBTQ+] fait volontairement état de sa sexualité ou de son identité de genre à son entourage ».

Pour plusieurs, le fait de partager son orientation sexuelle aux gens de son entourage est un bon moyen de s’affirmer, explique le site Têtu. Le coming out représente maintenant « une étape cruciale vers l’équilibre psychique des individus ».

Perspectives de la communauté LGBTQ+ uottavienne

Pour les membres de la communauté sur le campus de l’U d’O, cet enchaînement d’événements a une portée très importante. 

« Pour moi, et je crois parler au nom de toute la communauté LGBTQ+ en disant que le Jour national du coming out et la Semaine de la fierté représentent la résilience », explique Sophia Caputo, co-présidente du club UO Fierté. Cette organisation étudiante défend les intérêts de la communauté LGBTQ+ sur le campus. « [Il s’agit de] pouvoir ouvertement célébrer ce que nous sommes sans être poursuivi.e.s et avoir une fête au calendrier pour commémorer la lutte et les épreuves que nous devons affronter », ajoute-t-elle.

Pour Anjaliya V. Sonn, étudiante en génie chimique et en biochimie, cet événement a une signification très personnelle :  « Il y a trois ans [] de voir qu’on encourageait [les manifestations] de la fierté sur le campus m’a amenée à faire mon propre coming out et m’a beaucoup aidé dans ce processus », confie-t-elle.

Maxim Dupéré, étudiant en communications, quant à lui, tient à avoir une pensée pour les personnes qui ont eu ou ont encore de la difficulté à faire leur coming out : « Autant les gens de la communauté LGBTQ+ qui ont dû rester caché.e.s toute leur vie ou les gens qui le sont encore par manque de sécurité où ils.elles habitent », souligne l’étudiant.

Pour lui, le campus de l’U d’O est l’un des plus acceptants et des plus diversifiés. Il souhaite tout de même qu’il y ait plus de toilettes unisexes et une meilleure éducation au sujet des discours discriminatoires.

Sonn et Caputo mentionnent que l’Université et le campus peuvent faire plus d’efforts en ce qui a trait à la promotion des événements et à la visibilité des thématiques reliées aux personnes LGBTQ+. Caputo estime que si l’U d’O pouvait mettre en place davantage de conversations pour éduquer les étudiant.e.s et le personnel sur les questions qui touchent la communauté LGBTQ+, cela aiderait les individu.e.s de la communauté. 

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