La Rotonde
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Publié le lundi, 27 février 2017

Banque alimen­taire de la FÉUO: Lutter contre l’in­sé­cu­rité alimen­taire sur le campus

Actua­li­tés

Par Mathieu Tovar-Poitras – Jour­na­liste

Depuis déjà plus de dix ans, la Fédé­ra­tion étudiante de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa (FÉUO) offre les services d’une Banque alimen­taire à la commu­nauté univer­si­taire. La Rotonde vous présente un service qui, bien qu’es­sen­tiel, rencontre de nombreux défis au quoti­dien.

Située au local 0015 du Centre univer­si­taire, la Banque alimen­taire a pour mission de faire face aux enjeux d’in­sé­cu­rité alimen­taire sur le campus.

Kathryn LeBlanc, respon­sable des évène­ments de la Banque alimen­taire explique : « Nous servons des étudiants qui peuvent être très diffé­rents […] et pour qui la Banque alimen­taire est leur dernier recours. » LeBlanc estime que le nombre de personnes fréquen­tant la Banque alimen­taire mensuel­le­ment avoi­sine les 300 et précise que la plupart de ces indi­vi­dus ont des enfants à charge.

Le proces­sus d’en­re­gis­tre­ment néces­site une carte étudiante, ainsi qu’une autre pièce d’iden­tité. Après s’être enre­gis­trés, les indi­vi­dus ayant recours à la Banque alimen­taire peuvent venir cher­cher un panier conte­nant divers aliments une fois par mois.

Des besoins criants

Si le service peut comp­ter sur des ressources distri­buées par le réseau de banques alimen­taires d’Ot­tawa, c’est la Fédé­ra­tion étudiante qui contri­bue aux couts opéra­tion­nels de la Banque : « Nous pouvons utili­ser de l’argent que nous rece­vons [du réseau] afin d’ache­ter certains aliments, comme des légumes frais et du lait », précise LeBlanc.

Il n’en demeure pas moins que ces ressources restent bien souvent insuf­fi­santes et que la Banque alimen­taire doit se tour­ner vers les contri­bu­tions étudiantes.

Si LeBlanc se féli­cite du taux de réponse impor­tant du corps étudiant, elle souligne que beau­coup de travail reste à faire : « Même si nous avons beau­coup de clients, il y en a des centaines et peut-être des milliers qui ne connaissent pas la Banque alimen­taire », déplore-t-elle. Elle confie égale­ment obser­ver la persis­tance de stéréo­types néga­tifs asso­ciés à l’uti­li­sa­tion d’un tel service et espère que des campagnes de sensi­bi­li­sa­tion vien­dront à bout de telles idées reçues.

Vous pouvez trou­ver la Banque alimen­taire de la FÉUO sur Face­book, sur Twit­ter ou au UCU0015.