La Rotonde
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Publié le lundi, 13 novembre 2017

Les courts-métrages LGBTQ+ cana­diens à l’hon­neur

Culture

Par : Stépha­nie Bacher – Jour­na­liste

Du 10 au 12 novembre dernier, le Musée des Beaux-Arts du Canada a accueilli le Festi­val LGBT d’Ot­tawa qui en était à sa 11ème année d’exis­tence. La Rotonde y a fait un tour et vous fait part des films LGBTQ+ à décou­vrir.

Des films enga­gés qui célèbrent la diver­sité des personnes LGBTQ+

L’or­ga­ni­sa­tion Inside Out, qui orga­nise le festi­val de films chaque année, « existe pour remettre en ques­tion les atti­tudes et chan­ger les vies par la promo­tion, produc­tion et expo­si­tion de films et vidéos produits par les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et trans de tout âge, race et capa­cité ». Le Festi­val de films Inside Out a commencé à Toronto il y a plus de 20 ans auprès d’une petite commu­nauté qui était inté­res­sée à voir des films créés par et pour les personnes LGBTQ+. C’est main­te­nant devenu le plus grand événe­ment du genre qui dure 11 jours et attire près de 35 000 personnes par année. En faisant ses premiers pas à Ottawa en 2007, il en est main­te­nant à sa 11e année d’exis­tence et offre cette année un mélange de films et courts-métrages avec une fête le samedi soir et un brunch avec les produc­teurs dimanche avant-midi.

Cette année, le Festi­val compte plusieurs films inté­res­sants, dont le film Signa­ture Move, une comé­die roman­tique qui n’a rien de banal et qui raconte l’his­toire d’une rencontre entre une Pakis­ta­naise musul­mane queer et une Mexi­caine, dans un bar. God’s Own Coun­try est égale­ment au programme du festi­val, un film qui a remporté le Prix Bill-Sher­wood pour le meilleur premier long métrage au Festi­val inter­na­tio­nal du cinéma LGBT de Toronto plus tôt cette année. Celui-ci a égale­ment remporté des prix aux festi­vals Sundance (États-Unis) et Berli­nale (Alle­magne).  

Des courts-métrages en tout genre

Les meilleurs court-métrages LGBTQ+ de l’an­née au Canada ont été à l’hon­neur du programme du samedi et il faut le dire, ce ne fut pas un après-midi ennuyant. En tout, sept courts-métrages de tous genres, du film d’ani­ma­tion au docu­men­taire en passant par le drame, ont été proje­tés, dont le film typique­ment québé­cois Tapette qui raconte l’his­toire d’un adoles­cent qui hésite à faire son coming out  auprès de ses coéqui­piers de hockey.

Le coup de coeur dans les court-métrages: le docu­men­taire Older Than What de la réali­sa­trice Steen Star, qui nous dit qu’elle a « toujours voulu dans [s]a vie adres­ser les stéréo­types et la discri­mi­na­tion ». Le docu­men­taire, qui porte sur la vie des aînés LGBTQ+, n’a pas cessé de faire rire la salle presque comble tout en lui faisant part de problèmes réels. Comme le souligne un des aînés LGBTQ+ dans le court-métrage, « l’âgisme est aussi solide que du roc et que l’ho­mo­pho­bie déjà vécue ».

Jo-Ann Chiam, membre du Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’or­ga­ni­sa­tion Inside Out, résume bien le Festi­val en concluant: « On a trouvé une place où on peut racon­ter nos histoires, où on peut parta­ger nos histoires ».