La Rotonde
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Diane Nalini-Danse

Publié le lundi, 23 novembre 2015

Jazz au CNA : Diane Nalini, artiste scien­ti­fique

Par Sophie Sher­rer

Un spec­tacle jazz à la fois décon­tracté et « classy ». L’am­biance est propice à faire revivre des peines d’amour, mais avec un twist scien­ti­fique. Un retour sur le concert Diane Nalini.

Vendredi dernier, plusieurs s’étaient dépla­cés à la quatrième salle du CNA pour applau­dir la célèbre chan­teuse jazz Diane Nalini. Accom­pa­gnée par l’Or­chestre de Jazz d’Ot­tawa, diri­gée par Adrian Cho, l’époux de Nalini, cette dernière nous a fait entrer dans son univers musi­cal débor­dant de créa­ti­vité et d’ori­gi­na­lité. Elle a inter­prété, de sa voix douce et poin­tue, quelques clas­siques bien-aimés de jazz ainsi qu’un éven­tail de ses œuvres.

L’ex-astro­phy­si­cienne et ex-profes­seure aux multiples talents travaille main­te­nant à Ottawa dans le domaine de la poli­tique envi­ron­ne­men­tale. Quelque part dans sa vie bien occu­pée, elle trouve aussi le temps d’or­ga­ni­ser une program­ma­tion musi­cale et de faire des spec­tacles de jazz. Nalini a réussi ainsi à aller au bout de non pas une, mais de deux de ses passions : « Je ne pouvais pas choi­sir. Les deux choses que j’ai­mais le plus dans la vie étaient la science et la musique et je ne pouvais pas aban­don­ner l’un ou l’autre, sinon une partie de moi serait morte. » Nalini mentionne par contre qu’elle a dû chan­ger ses prio­ri­tés : « Lorsque j’étais plus jeune, je pouvais parfois faire jusqu’à 10 spec­tacles par mois! Main­te­nant je suis chan­ceuse si je peux arri­ver à en faire 5 par an. »

Un lien étrange unit la science et la musique. Bien que la science soit souvent consi­dé­rée comme plus ration­nelle et que les arts soient vus comme plus passion­nés, Nalini entre­lace ces deux domaines dans sa musique. Elle affirme qu’il « y a beau­coup de simi­la­rité entre les deux, même dans la manière physique dont les instru­ments fonc­tionnent. Ils sont basés sur un bon design, sur la réso­nance et l’acous­tique. » La sensi­bi­lité artis­tique de Nalini vient aussi colo­rer le monde logique de la science. « J’ai déjà ensei­gné un cours de physique de la musique », rajoute-t-elle.

Nalini puise de multiples sources poten­tielles d’ins­pi­ra­tion. Entre autres, elle mentionne Shakes­peare. Lors de son spec­tacle, la chan­teuse a présenté quelques-unes de ses chan­sons prove­nant de son album Songs of Sweet Fire, qui présent des chan­sons et des poèmes de Shakes­peare auxquels Nalini a redonné vie en les mélan­geant à ses compo­si­tions musi­cales.