La Rotonde
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Publié le jeudi, 13 juillet 2017

Films en plein-air

Arts et Culture

Par: Myriam Bour­deau-Potvin – rédac­trice en chef

Se sentir comme dans son salon en dehors de sa demeure, c’est possible. La saison esti­vale est propice aux acti­vi­tés exté­rieures et heureu­se­ment pour tous, quelques initia­tives visant à rassem­bler les otta­vien.ne.s font bouger les choses. Un film sous les étoiles, ça vous inté­resse?

Cinéma itiné­rant

C’est pour son anni­ver­saire en 2012 qu’I­so­bel Walker, copro­prié­taire du Capi­tal Pop-Up Cinema avec son conjoint, a reçu un premier écran gonflable. Cette année-là marquait égale­ment les débuts d’une entre­prise qui a su se tailler une place de choix dans la restau­ra­tion, le SuzieQ Dought­nuts (si vous n’avez pas encore goûté à leurs beignets tradi­tion­nel finlan­dais, vous n’avez rien vécu). Étant amie avec l’en­tre­pre­neure derrière les déli­cieuses pâtis­se­ries, Walker a commencé à orga­ni­ser des soirées cinéma dans le station­ne­ment du SuzieQ.

« Nous ne l’an­non­cions pas et nos amis se présen­taient simple­ment au lot de station­ne­ments pour regar­der un film. De fil en aiguille, le voisi­nage a commencé à se présen­ter aussi, c’est devenu de plus en plus gros, et fina­le­ment d’autres entre­prises ont commencé à être curieuses. C’est comme ça qu’on est fina­le­ment devenu une entre­prise offi­cielle! » explique-t-elle.

Nost­la­gie ciné­ma­to­gra­phique

Cette année, Le Capi­tal Pop-Up Cinema a prévu à son horaire la présen­ta­tion des films The Prin­cess Bride (22 juillet), Karate Kid (11 août) et pour une deuxième année consé­cu­tive une projec­tion de Grease (19 août), cette année en incluant les paroles des chan­sons pour permettre aux amateurs de kitsch de crier « tell me more, tell me more » à tue-tête.

Lors de la projec­tion du même film l’été dernier, plus de 600 personnes se sont dépla­cées pour danser avec un jeune John Travolta. « Ce que je préfère des films, c’est l’ex­pé­rience parta­gée », explique Walker. Elle avoue aussi avoir un penchant nostal­gique : « On aime présen­ter des films des années 80 […] plutôt pour des raisons égoïstes! On aime ces films, mais comme parents ce sont aussi des films amusants à parta­ger avec les plus jeunes géné­ra­tions. »

Walker souligne que la mobi­lité est essen­tielle pour l’es­prit du cinéma en plein-air, « on aime l’idée […] de pouvoir se prome­ner et donner aux gens l’op­por­tu­nité d’hé­ber­ger un événe­ment », explique-t-elle. S’ils ont l’avan­tage de pouvoir dépla­cer leur cinéma exté­rieur et d’of­frir gratui­te­ment au public leur projec­tion, certains défis persistent : « le marché By est main­te­nant équipé de lampes LED au-dessus des lampa­daires », ce qui selon la jeune femme dimi­nue la qualité du vision­ne­ment exté­rieure.

Les pion­niers

Depuis main­te­nant 35 ans, le café-bar Aux quatre jeudis présente chaque lundi un film pour leur ciné­ter­rasse. À l’ori­gine, l’idée était simple­ment de créer une acti­vité pour atti­rer des gens les soirs plus tranquilles. « On avait un mur complet pour les projec­tions », raconte Alexandre Le Blanc, direc­teur géné­ral de l’éta­blis­se­ment. Les films sont sélec­tion­nés par un comité composé d’em­ployés du café-bar qui ont un inté­rêt marqué pour le cinéma.

« L’im­por­tant c’est de ne pas avoir unique­ment des films block­bus­ter, mais aussi de présen­ter du cinéma réper­toire », précise Le Blanc avant d’évoquer qu’à partir de cette année, un court métrage d’un.e réali­sa­teur.trice de la région sera présenté avant chaque rerpé­sen­ta­tion. « Comme ça, on encou­rage la relève », affirme-t-il. Avec le temps, ils se sont main­te­nant équi­pés d’un projec­teur digi­tal et la terrasse a la possi­bi­lité d’être recou­verte par un toit ajus­table en cas de pluie. Pas de souci au niveau de la tempé­ra­ture.

Initia­tive commu­nau­taire

La météo est au contraire un facteur que le Centre­town Movies Outdoor Film Festi­val craint parti­cu­liè­re­ment cette année. Nata­sha Beau­din, Agente de promo­tion de la santé au  Centre de santé commu­nau­taire du Centre-ville, s’im­plique au niveau de l’or­ga­ni­sa­tion de ce festi­val entiè­re­ment géré par des gens de la commu­nauté. « Ce sont vrai­ment les béné­voles qui prennent toutes les déci­sions », explique-t-elle. Tous les films sont présen­tés au Parc Dundo­nald les vendre­dis et same­dis entre le 21 juillet et le 19 août.

« C’est complè­te­ment magique : on entre dans le parc, il y a un grand écran, du son et des lumières et c’est vrai­ment spécial. En plus, c’est gratuit! Les gens tombent en amour avec l’évé­ne­ment et veulent ensuite contri­buer pour s’as­su­rer que ce sera une réus­site », s’émer­veille Beau­din lorsqu’on lui demande quelle est la clé du succès pour faire d’un événe­ment béné­vole un succès année après année depuis 2001.

Avec le temps, le festi­val a aussi tissé des liens avec d’autres événe­ments, donnant entre autres lieu à un parte­na­riat avec le Cham­ber­fest qui présen­tera cette année de la musique lors de la soirée de diffu­sion de « Juras­sic Park », le 29 juillet. À surveiller égale­ment, Bon Cop/Bad Cop, un film bilingue qui sera présenté dans ses deux langues origi­nales et dispo­nible le 5 août.