La Rotonde
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Publié le jeudi, 13 octobre 2016

Nescafé sur le campus: l’in­co­hé­rence règne à l’U d’O

Actua­li­tés

Par Char­lotte Côté

PRÉSENCE DE NESCAFÉ SUR LE CAMPUS

Une publi­ca­tion vantant 50 000 échan­tillons offerts en quinze jours : c’est ce qui fut néces­saire pour déclen­cher une avalanche de réac­tions de la part de la commu­nauté étudiante de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa (U d’O) sur Face­book. Pendant le mois de septembre et la première semaine d’oc­tobre, le kiosque de Nescafé faisant face à la place de l’Uni­ver­sité aura fait l’objet de bonheur pour certains et de scep­ti­cisme pour d’autres.

Le kiosque qui offrait du café gratui­te­ment sur le campus n’aura laissé personne indif­fé­rent : en effet, selon les dires des étudiants sur les réseaux sociaux – suppri­més avec le retrait de la publi­ca­tion en ques­tion – plusieurs para­doxes auraient émané du parte­na­riat entre l’Uni­ver­sité et le géant du café.

L’U d’O serait coupable d’in­co­hé­rence entre son discours « vert » et « écores­pon­sable » et ce parte­na­riat avec la multi­na­tio­nale de café qui n’est pas certi­fié équi­table et qui, par ses services, a produit une quan­tité phéno­mé­nale de déchets sous forme de gobe­lets en papier notam­ment.

Une autre critique repose sur la nature du prix que les étudiants ont à payer pour ces articles gratuits offerts sur le campus de l’U d’O. Ce prix n’est pas peut-être pas moné­taire, mais il est bien réel – car les campagnes de promo­tion visent ulti­me­ment à inci­ter les étudiants à consom­mer. Rappe­lons que Danielle Wasi­­man, assis­­tante-direc­­trice du service marke­­ting de Nescafé, avait affirmé la présence de Nescafé dans douze campus à travers le Canada dans le cadre de leur « campagne de marke­­ting expé­­ri­­men­­tale […] se concen­­trant sur les millen­­nials ».

Si les compa­gnies inves­tissent dans de si grandes campagnes de promo­tion c’est parce que les avan­tages commer­ciaux sont évidents. Quant aux reve­nus géné­rés par l’Uni­ver­sité, Nescafé avait avoué avoir fait un « inves­tis­se­ment impor­tant », ce que l’U d’O s’est bien gardé de mention­ner. Quand va-t-on remettre en ques­tion toute l’in­co­hé­rence entre discours et actions? À quel point peut-on tolé­rer de tels parte­na­riats sur le campus?