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Arts et culture

Entrevue : Chanteuse lyrique : le rêve en symphonie ?

Actualités
29 octobre 2012

– Par  Camille Lhost –

Crédit Julien Faugère

Repérée lors du Festival Beethoven proposé au Centre National des Arts d’Ottawa, début octobre, La Rotonde a souhaité en savoir un peu plus sur Julie Boulianne. La soliste de la 9ème Symphonie du Maître, présentée en clôture de l’événement, nous livre les secrets de son métier.

Julie Boulianne, soliste mezzo-soprano depuis plus de douze ans, est encore considérée comme une « jeune chanteuse » dans son domaine. En revanche, les nombreux prix qu’elle a reçus lors de concours de chant la classent en tant que soliste connue et reconnue. Elle continue cependant de travailler fort pour rester au meilleur de son art.

Une formation classique

 

Julie raconte que sa passion pour le chant lyrique peut être assimilée à une vocation. « Un jour, j’ai vu Cécilia Bartholdi chanter à la télévision, et je me suis dit : “Moi aussi je serai capable de le faire !” ». Elle poursuivit donc dans cette voie, jusqu’à obtenir plusieurs diplômes universitaires en interprétation vocale à l’Université McGill. Elle avoue aimer le lyrique car « l’opéra dramatique est un art complexe et complet ». Pourquoi? « Car il faut savoir l’apprécier. Il représente un long cheminement de la musique. » Elle poursuit : « Il est si long qu’on touche l’ultime, la médiation en fait : le corps et l’esprit ne font plus qu’un. » Elle ironise même : « Et je ne pense pas être assez mature pour écouter une œuvre entière, assise sur une chaise dans le public! »

Parcourir le monde et les époques

 

L’avantage avec la musique, c’est qu’elle est universelle et intemporelle. « On est en tournée huit mois sur douze, mais on adore ça. Les gens aiment la musique, on leur offre ce qu’elle a de plus beau. » Les rencontres et les passions de chacun, ainsi que la découverte de nouvelles cultures, l’aident à s’endurcir et à acquérir de la maturité. Elle note que les prochains mois seront riches en voyages. Elle a signé des contrats à Boston, Reims et dans plusieurs autres villes.

Elle travaille avec deux agences, l’une à Paris et l’autre à New York, qui lui dégotent des accords. « Pour le moment, cette vie de nomade me convient. Et puis je peux refuser certaines propositions, je ne suis pas esclave de mes employeurs. »

Devoir s’accorder

 

Chaque représentation requiert un mois de répétition afin que l’ensemble des chanteurs et des musiciens puisse s’accorder. « C’est un gros travail, mais entendre l’orchestre composé de plus d’une centaine d’artistes derrière soi est un grand moment. La 9ème Symphonie de Beethoven est une œuvre universelle et magnifique, c’est d’autant plus grandiose! », explique Mme Boulianne. Elle affirme avoir joué cette pièce quatre fois déjà : en Chine, en Allemagne et au Canada.

La soliste conclut : « Nos métiers sont des carrières exigeantes mais j’encourage toutes celles et tous ceux qui veulent percer dans cette voie de poursuivre leurs rêves, d’être passionnés malgré les heures de travail allouées. »


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