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Un semestre d’automne 2022 stressant, mais riche en apprentissage

Eya Ben Nejm
28 janvier 2023

Crédit visuel : Archives

Article rédigé par Eya Ben Nejm – Journaliste

Pour la plupart des étudiant.e.s, le semestre d’automne 2022 était inédit. Le mode d’enseignement en présentiel a tenté de reprendre sa place, après deux ans de cours en ligne. Le retour dans les bancs des amphithéâtres s’est préparé avant septembre, les étudiant.e.s étant appelé.e.s dès mai à choisir leurs cours. Néanmoins, parfois, certain.e.s. n’arrivent pas à s’inscrire à temps. Dans ces cas, comment les étudiant.e.s font-ils.elles face à ces difficultés ?

L’adhésion à un cours n’est pas automatique : avant chaque session, les étudiant.e.s de l’Université d’Ottawa (U d’O) sont invité.e.s à s’inscrire à leurs cours sur la plateforme uoZone. Les étudiant.e.s peuvent cependant se retrouver en liste d’attente et l’inscription aux cours a une date limite, après laquelle l’étudiant.e ne pourra pas se joindre au cours, même si celui-ci est obligatoire. Maxemilienne Ambre Bassek Kindom, étudiante et coordinatrice du programme de mentorat Afro-Caribbean Mentorship program (ACMP), traite de la question du racisme et de l’intégration à l’U d’O. Elle explique qu’il arrive à quelques personnes de ne pas accéder à un cours obligatoire dans leur cheminement, faute d’être restées sur la liste d’attente.

Un retour à l’université « effrayant »

Ces derniers temps, la communauté étudiante n’a découvert l’expérience universitaire qu’à travers des échanges virtuels. Pour Bassek Kindom « revoir la masse de personnes a été un choc pour tout le monde ». C’est d’ailleurs le cas de Mariama Seck, étudiante en troisième année en sciences biomédicales, qui entame pour la première fois sa rentrée en présentiel après deux ans de virtuel. Elle témoigne de la difficulté à socialiser.

Toutefois, ce qui attire son attention est le changement de la charge de travail. L’étudiante explique que certain.e.s professeur.e.s n’ont pas créé une transition souple entre le virtuel et le présentiel. Durant la pandémie, les cours en ligne étaient enregistrés et la plupart des examens étaient à livre ouvert, continue-t-elle. Le retour en présentiel est marqué par un débit rapide des professeur.e.s sans enregistrement, ce qui ne laisse pas les étudiant.e.s revoir ou tenter de comprendre certaines notions du cours, explique-t-elle. Seck ajoute « qu’on n’a rien auquel se référer », et que poser trop de questions aux professeur.e.s sur la même notion risquerait de « commencer à les exacerber ». Néanmoins, elle nuance ses propos en affirmant que ce problème n’est pas applicable à tou.te.s les professeur.e.s. Selon elle, certain.e.s ont permis aux élèves de s’accommoder avec leur nouvel environnement.

« Il vaut mieux prévenir que guérir »

Les séquences de cours permettent aux élèves de déterminer leurs cours. Parfois, des étudiant.e.s s’inscrivent à la dernière minute, dans l’attente de se voir accepter. Cette dynamique peut causer du stress au sein de la communauté étudiante, explique Bassek Kindom. Elle souligne que « prévenir, c’est mieux que guérir », c’est-à-dire qu’il est préférable d’anticiper. En revanche, Seck, qui avait choisi ses cours dès la première journée d’inscription, a tout de même vécu l’expérience de se retrouver sur la liste d’attente pour un cours. Même si elle a été acceptée rapidement, elle témoigne du stress ressenti. Elle suppose que ce problème résulte probablement de cours en tronc commun pour différents programmes.

Néanmoins, il est possible de remédier au problème. Dans le cas où la personne se retrouve dans la contrainte d’abandonner un cours après la date limite, ce n’est pas si grave, affirme la mentore. Il est possible d’en choisir un autre dans la séquence de cours du programme, en attendant de reprendre le prochain semestre le cours assigné, propose Bassek Kindom.

Le syndrome du / de la bon.ne élève

La fin du semestre annonce le bilan du rendement scolaire de l’étudiant.e. En tant qu’étudiante internationale, Seck explique l’importance de réussir ses cours pour conserver la bourse au mérite, « je viens de loin, je paye cher, il faut que j’aie un bon rendement scolaire pour ce que je paye à l’université ». Pour garder de bonnes notes ou pour s’améliorer, la mentore suggère de prendre un moment pour rechercher les ressources nécessaires. Elle explique que le mentorat n’a pas assez de promotion pour toucher tou.te.s les étudiant.e.s.

Dans quelques programmes, il est primordial d’avoir de très bonnes notes pour passer aux études supérieures, explique Seck. Elle ajoute que les bon.ne.s étudiant.e.s craignent de rater leurs cours : « on ne veut pas échouer, on ne peut pas se le permettre » appuie-t-elle.

Pour passer un bon semestre, Seck partage quelques conseils aux étudiant.e.s. Afin de réussir, elle les encourage à réviser les plans de cours, en faire le résumé et observer les résultats d’apprentissage qu’espèrent les professeur.e.s.

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