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Sports

Excellence sportive, scolaire et communautaire; gros plan sur Brigitte Lefebvre-Okankwu

Johan Savoy
30 mars 2022

Crédit visuel : Courtoisie – Valerie Wutti

Entrevue réalisée par Johan Savoy – Chef de pupitre Sports et bien-être

La Rotonde s’est entretenue la joueuse de basketball des Gee-Gees, Brigitte Lefebvre-Okankwu. Récemment élue joueuse par excellence de la Division Est, elle revient sur son parcours académique et sportif, en soulignant l’importance de l’engagement communautaire et de la francophonie

La Rotonde (LR) : Quel a été votre parcours académique et sportif, du Collège Nouvelles Frontières jusqu’à l’Université d’Ottawa (U d’O) ?

Brigitte Lefebvre-Okankwu (BLO) : j’ai commencé à étudier dans le programme de sciences naturelles au collège avant d’appliquer au baccalauréat en sciences biomédicales à l’U d’O en 2017. J’ai complété le programme en trois ans pour finalement graduer en 2020. J’ai été nommée majeure de promotion, avec une collègue de classe, pour la Faculté des sciences en 2020 et je suis actuellement en train de compléter mon deuxième baccalauréat en psychologie. Finalement, j’ai réussi à maintenir une moyenne pondérée cumulative de 10.0 dans la dernière année, ce qui m’a valu d’être nommée dans le top 8 des étoiles académiques U SPORTS en 2021.

Sur le plan sportif, je jouais initialement au soccer et j’ai échangé pour le basketball dans mon année de secondaire 5. J’ai été recrutée par le Collège Nouvelles Frontières qui était le seul Cégep à évoluer en division 1 à Gatineau. J’ai joué seulement à partir de la deuxième année, car j’ai été blessée lors de la première. J’ai bien performé puisque j’étais dans les tops concernant les points et les rebonds. J’ai par la suite eu plusieurs offres pour aller jouer dans les universités, au plus haut niveau, et j’ai finalement choisi l’U d’O.    

LR : Tu termines la saison comme joueuse par excellence de la Division Est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO). Comment as-tu vécu cette saison aboutie sur le plan personnel et quel est votre avis sur la performance collective ?

BLO : C’était vraiment une bonne saison. On peut dire que j’ai atteint plusieurs des buts que je m’étais fixés au début de l’année. Je m’étais créé une petite liste avec un de mes amis et je peux mettre des petits crochets devant chacun de ces buts aujourd’hui, donc c’est quelque chose d’incroyable. Lorsqu’on arrive à l’université, on pense à certaines choses qu’on aimerait accomplir et à présent j’ai du mal à réaliser que j’ai réussi à atteindre la plupart de ces objectifs. Je suis donc vraiment satisfaite sur le plan personnel.       

Collectivement, nous avons tout de même bien performé malgré le contexte post-COVID et plusieurs blessures auxquelles nous avons dû faire face. Cela ne nous a donc pas aidés pour terminer la saison, d’autant plus que nous avions plusieurs recrues de première et deuxième année. J’aurais aimé qu’on se rende un peu plus loin, mais je peux dire que je suis tout de même fière de l’équipe.             

LR : Tu as également reçu le Prix Joy Bellinger de l’Est des SUO qui récompense la performance académique, sportive et communautaire. Pouvez-vous parler de votre engagement ?

BLO : Je suis une des fondatrices du Conseil de défense des étudiant.e.s-athlètes noir.e.s. Nous avons réalisé beaucoup de travail cette année et notamment pour la mise en place du premier Gala annuel d’excellence des étudiant.e.s-athlètes noir.e.s. Celui-ci a eu lieu à la fin du mois de février donc nous avons travaillé vraiment fort […]. 

L’engagement communautaire a toujours fait partie de mon identité et de ma routine. Que ce soit pour organiser des équipes pour le Relais pour la vie ou participer à des collectes de fonds pour l’organisation de mon entraîneuse, Basket Plus, j’ai toujours été très impliquée. Le prix Joy Bellinger vient donc récompenser cet engagement et cela fait chaud au cœur.

LR : Il s’agissait de votre cinquième année chez les Gee-Gees en comptant la saison manquée de 2020-2021. Quels sont vos projets pour la suite ?

BLO : J’ai la possibilité de jouer encore une saison pour l’U d’O puisqu’il me reste une année. Je vais prendre du temps durant l’été pour décider si je souhaite poursuivre ou non. Concernant la saison estivale, j’ai signé un contrat pour aller jouer en Australie, à Adélaïde, avec ma coéquipière Oksana Gouchie-Provencher. 

Ce sera mon deuxième contrat professionnel puisque j’étais allé jouer à Dubaï pendant l’interruption due à la pandémie. Je vais donc réfléchir lorsque je serai en Australie si je veux revenir ou non, voir s’ il y a certains objectifs que je désire encore accomplir au niveau universitaire.   

LR : Nous sommes actuellement dans les derniers jours du Mois de la francophonie. En tant que francophone, que représente pour vous l’enjeu linguistique ?

BLO : C’est un enjeu qui me tient à cœur. Ce n’est pas toujours facile à Ottawa de parler français, on a tendance à se mélanger un peu entre les deux langues (anglais et français). Toutefois, presque la moitié de notre équipe parle français donc je me sens un peu comme à la maison. C’est agréable de pouvoir s’exprimer dans les deux langues, d’autant plus que notre entraîneuse est aussi bilingue. J’ai apprécié pouvoir continuer à parler le français lors de mon passage à l’U d’O et je pense que cela doit se maintenir dans les années à venir.     

   

 

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