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Arts et culture

Lire ? Pourquoi pas ! 

Marie-Ève Duguay
10 avril 2022

Crédit visuel : Nisrine Nail – Directrice artistique

Chronique rédigée par Marie-Ève Duguay – Cheffe du pupitre Arts et culture

Vous avez tout regardé ce que Netflix a à offrir ? Vous avez fait le tour de votre page « Pour Toi » sur TikTok? Vous manquez souvent de sujets de conversation ? Vous cherchez un nouveau passe-temps ? Toutes les raisons sont bonnes pour se mettre – ou se remettre –  à la lecture. Alors, comment faire ?

En tant qu’étudiante en littérature, je lis beaucoup. Même après mes cours, j’ai souvent l’envie de me replonger dans d’autres livres. Bref, des romans, des essais, de la poésie, j’en raffole et j’en veux toujours plus. Certain.e.s pourraient dire que le fait de vouloir lire davantage, c’est de se soumettre au capitalisme qui prône l’idéologie du « toujours plus ». Est-ce vrai ? Peut-être, peut-être pas. Mais, il reste que lire souvent peut avoir plusieurs bienfaits.

S’y mettre et y rester

Afin de se (re)plonger dans l’univers littéraire, je vous conseille premièrement d’explorer le plus de genres possibles. Que vous soyez amateur.ice.s de bandes dessinées ou de genres littéraires plus obscurs, comme la littérature ergodique, il existe des livres pour tous les goûts. Personnellement, je trouve qu’il est plus facile, et plus encourageant, de lire plusieurs livres de genres différents en même temps. Ainsi, lorsque je n’ai pas la tête à lire un essai sur un sujet lourd, j’ai toujours l’option de me tourner vers un livre feel-good, par exemple.

Il peut également être utile de se définir un temps spécifique pour lire. Que ce soit le soir avant de se coucher, le matin en se réveillant ou bien dans l’autobus, inclure la lecture dans sa routine quotidienne assure une certaine régularité. Bien sûr, il ne faut pas se forcer à lire si l’envie n’y est pas ; cela pourrait avoir l’effet inverse.

GoodReads, une application qui permet de noter sa progression de lecture, de critiquer des œuvres et d’explorer plusieurs recommandations personnalisées, peut s’avérer indispensable pour certain.e.s lecteur.ice.s. Oui, c’est un peu obsessionnel comme comportement, de constamment mettre à jour ses progrès. Je trouve cependant très encourageant de me voir me rapprocher de mon but de lecture annuel, et d’encourager mes ami.e.s à faire de même.

Un dernier conseil : sautez des phrases, des pages ou même des chapitres si vous le désirez. C’est votre livre, c’est votre expérience de lecture. Si un passage est ennuyant, pourquoi vous faire souffrir ? Dans la même veine d’idée, il ne faut pas avoir peur ou avoir honte d’abandonner un livre si celui-ci ne vous plait pas. À moins que ce soit une lecture à faire pour l’école…

Bienfaits des mots

Je suis loin d’être scientifique, au contraire. Je parle plutôt d’expérience lorsque j’affirme que la lecture peut avoir plusieurs avantages.

Lire permet, entre autres, de développer son vocabulaire, de s’ouvrir au monde, de se divertir, d’accroître son imagination et même d’apprendre une nouvelle langue. C’est d’ailleurs en lisant et en relisant sans cesse les livres de Harry Potter que j’ai pu améliorer mes compétences en anglais.

Une étude effectuée par l’Université de Liverpool a également déterminé que les gens qui lisent beaucoup sont plus heureux que ceux et celles qui ne lisent pas. La lecture serait-elle donc la clé du bonheur ? Elle permet effectivement de réduire les symptômes de stress et d’anxiété qui nous accablent souvent. Que ce soit en s’évadant dans un article passionnant ou en se plongeant dans un roman, le fait de se faire transporter dans une autre dimension peut faire du bien à l’esprit.

Un individu consomme en moyenne 12 livres par an. Que vous soyez au-delà ou en deçà de la moyenne, il est possible de bénéficier de ces avantages. La lecture est devenue pour moi une sorte de pratique de bien-être. Je ne lis plus pour passer le temps ; avant, je dévorais des livres, sans penser, et j’oubliais ce que j’avais lu le lendemain. Maintenant, je lis plutôt pour toucher à ces bienfaits.

Pas d’argent ? Pas de problème !

Il est vrai que soutenir la lecture comme passe-temps peut devenir très cher. Heureusement pour les lecteur.ice.s, il existe plusieurs manières d’obtenir des livres bon marché, voire gratuits.

Les magasins d’occasion comme le Village des Valeurs et l’Armée du salut ont souvent de grandes sélections de livres en tous genres qui sont vendus à des prix raisonnables. Ottawa abrite également plusieurs boutiques de livres d’occasion, dont le Black Squirrel Books, sur la rue Bank, et le Book Market, qui a quatre succursales à travers la ville.

Les liseuses électroniques – quoique je ne sois pas une grande fan d’elles – sont également une bonne alternative pour ceux et celles qui lisent beaucoup. Si le coût initial peut être choquant, elles permettent de sauver beaucoup d’argent à la longue.

Il ne faut pas oublier la Bibliothèque publique d’Ottawa qui, à travers ses 34 succursales, renferme une panoplie de livres – et de films, de magazines, de journaux – disponibles gratuitement à tou.te.s ceux et celles qui possèdent une carte.

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