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Un retour sur l’Assemblée générale de l’automne 2023 du SÉUO

Nisrine Nail
17 novembre 2023

Crédit visuel : Archives

Article rédigé par Nisrine Nail — Cheffe du pupitre Actualités

L’Assemblée générale (AG) du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) s’est tenue le 12 novembre dernier dans l’auditorium au Centre universitaire Jock-Turcot, et a duré environ 12 heures. Au total, près de 200 personnes y ont assisté en ligne et en présentiel.

Quanah Traviss, directeur des étudiant.e.s autochtones, a pris parole pour la reconnaissance du territoire, qu’il a qualifié de « typiquement insuffisante ». Il a poursuivi en reconnaissant l’initiative de la question référendaire sur la création d’un prélèvement pour la vérité, la réconciliation et la décolonisation. Traviss a ensuite dévoilé qu’il existe des discours qui suggère que les étudiant.e.s autochtones « devraient passer un test d’ADN » afin de prouver leur identité, ce qu’il a encouragé de dénoncer.

Mises à jour des objectifs du comité exécutif

Pour son bilan, Maisy Elspeth, commissaire à la revendication, a affirmé vouloir instituer des dates annuelles pour les assemblées générales afin d’éviter qu’elles ne se déroulent durant des célébrations comme le Diwali. Elle a confirmé s’être penchée sur les problèmes de paies « inacceptables » de la plateforme Workday, l’inclusion de la nourriture casher au magasin Pivik et l’accessibilité des pianos du campus.

Amine El Idrissi, commissaire aux affaires francophones par intérim et chargé du portfolio du commissaire aux opérations, a attesté le « succès » des événements francophones de la Semaine 101. Des rencontres avec des doyens et vice-doyens de six facultés se sont tenues sur l’accès aux cours et les postes d’assistanat en français, selon El Idrissi. Le commissaire a aussi indiqué qu’il s’est occupé des paiements tardifs des bourses étudiantes.

De son côté, Joyce Williams, commissaire à l’équité, a annoncé sa démission. Elle a abordé le projet « C’est réglé », en détaillant que l’installation de produits menstruels gratuits au premier étage du bâtiment FSS sera « mise en place bientôt ». Williams a relaté que les politiques d’équité du Syndicat, incluant les accommodements des employé.e.s, sont une priorité. La rédaction des politiques internes relatives à la prévention de la violence sexuelle sera complétée en janvier 2024, a avisé la commissaire. Williams conclut avec sa volonté d’inclure un plus grand nombre d’étudiant.e.s internationaux.ales au sein du conseil d’administration.

Enfin, Rayne Daprato, commissaire à la vie étudiante, a indiqué que les guides de la Semaine 101 et les participant.e.s aux activités ont été formé.e.s à la prévention de la violence sexuelle. Elle a fait part du soutien offert aux gouvernements étudiants reconnus (GER) durant cette semaine. Daprato a affirmé prioriser les relations avec les clubs et les GER et a encourager leur participation « aux tables de discussion ».

Période de questions : le financement des clubs en vedette

Plusieurs étudiant.e.s ont exprimé leur confusion ou leur mécontentement envers les financements des clubs lors de la période de questions. Le président de la ligue d’improvisation étudiante de l’U d’O a informé que l’année dernière, leurs fonds ont été distribués à la fin de leur période d’activités, ce qui à conduit la ligue à « faire un déficit ». Il a alors demandé si le Syndicat avait des dates butoirs pour l’octroi des fonds et l’approbation des applications aux subventions des clubs.

Une représentante de l’Association des leaders étudiant.e.s noir.e.s a partagé la même expérience. Un étudiant a renchéri que les clubs reçoivent des courriels « très vagues » au sujet du processus de financement. Daprato a promis de rendre le système plus simple et le processus de financement plus transparent.

Une étudiante au nom de Phoebe a abordé la question de la défense des droits des étudiant.e.s queers sur le campus, en se demandant si le SÉUO est en communication avec l’U d’O afin que l’administration cesse d’employer des prénoms assignés à la naissance. Les commissaires à la revendication et à l’équité ont affirmé lui « mettre de la pression ». Le coordinateur de sensibilisation du comité d’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), Arda Erayav, a questionné le comité exécutif sur la mobilisation « continuellement tardive » du Syndicat, mentionnant entre autres les coupes des bourses d’exonération partielle des étudiant.e.s francophones internationaux.ales.

Ratification et motions : des heures de délibérations

L’AG s’est poursuivie avec l’approbation des résultats des élections partielles. James Adair, directeur du comité à la revendication, a encouragé les étudiant.e.s à voter contre la ratification les résultats des questions référendaires relatives au financement de la radio CHUO 89,1 FM et le Groupe de recherche d’intérêt public (GRIPO). Cette recommandation a été formulée après les contestations de la radio et du groupe de recherche.

« Le Conseil est d’avis que le processus électoral a été respecté. Toutefois, comme signe de bonne volonté, ne ratifiez pas ces résultats. Ces questions pourront être présentées une seconde fois au trimestre d’hiver 2024 », a énoncé Adair. Suite à cette déclaration, de nombreuses personnes ont exprimé leurs préoccupations quant à la remise en question de la démocratie étudiante si ces résultats n’étaient pas approuvés. D’autres ont exprimé leur soutien à la suggestion du Conseil. À la fin de la période de vote, il a été révélé que la majorité des étudiant.e.s ont voté contre la ratification des questions référendaires du CHUO et du GRIPO.

Quant aux autres questions référendaires, la communauté étudiante a voté en faveur de la ratification des résultats. Les participant.e.s ont voté en faveur de l’approbation de l’audit, de la nomination d’un comptable, des amendements à la Constitution et des amendements au carnet de positions.

Les motions rejetées ont été les suivantes : la revendication en faveur d’une option de renonciation au U-Pass, celle en faveur d’une assurance étudiante avec option d’adhérence plutôt que d’exclusion, le renforcement des règles relatives à la bibliothèque et aux espaces d’étude, et celle sur la mise en place d’un comité pour réparer la structure de gouvernance du SÉUO.

Les motions passées ont été les suivantes : la création d’un centre de deuil et de commémoration, l’augmentation du nombre de logements accessibles aux étudiant.e.s, les accommodements et les services pour personnes ayant un handicap physique temporaire ou permanent, la codification des tests de bilinguisme obligatoire au SÉUO et la modification du cahier de postes pour reconnaître la diversité de la francophonie.

Point de vue des participant.e.s

Brandon Ly, ancien président du comité des élections et directeur représentant la Faculté des sciences sociales sur le Conseil, a estimé que les débats sur les motions ne devraient pas durer des heures. L’ancien directeur a constaté que la présidente du Conseil aurait pu s’affirmer davantage afin de maintenir l’ordre. « Ça ne fait que deux semaines qu’elle est en poste, alors je respecte le travail qu’elle a fait jusqu’à maintenant », a nuancé Ly.

Ce dernier a soumis deux motions avec Daphnée Veilleux-Michaud, vice-présidente de l’Association des étudiant.e.s en études des conflits et droits humains. Ces motions, qui portaient sur le bilinguisme et la francophonie au sein du Syndicat, ont été présentées à la toute fin. La vice-présidente a remarqué que l’ordre du jour de l’AG contenait « beaucoup de motions », certaines rédigées en moins de deux phrases. Selon elle, les motions débattues à l’Assemblée « devraient être sur des [points techniques] ou de grands projets comme le centre de deuil », afin de réduire la durée de l’AG.

Somme toute, la prochaine Assemblée générale qui sera organisée pendant le semestre d’hiver sera sûrement le lieu de discussion de nouvelles motions et changements pour le SÉUO.

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